Catégorie : Actualités

  • Peter Sarlin’s QuTwo atteint une valorisation de 380 millions de dollars lors d’un tour d’investissement providentiel

    Peter Sarlin’s QuTwo atteint une valorisation de 380 millions de dollars lors d’un tour d’investissement providentiel


    Le laboratoire finlandais d’IA QuTwo, fondé par Peter Sarlin (ex-PDG de Silo AI chez AMD), a annoncé une levée en tour d’ange évaluant l’entreprise à 325 millions d’euros, soit environ 380 millions de dollars. Ce financement de 25 millions d’euros doit permettre à la société d’accélérer ses travaux autour d’une approche hybride, visant à rapprocher les usages de l’IA d’environnements de calcul classiques, quantiques et “quantum-inspired”.

    Une valorisation renforcée par l’intérêt pour l’IA et les technologies souveraines

    Cette valorisation reflète un appétit toujours présent pour les acteurs qui se situent à l’intersection de l’intelligence artificielle et des capacités de calcul nouvelles. Pour QuTwo, l’enjeu ne se limite pas au quantique : l’entreprise s’inscrit dans une dynamique plus large autour de la “tech souveraine” en Europe, à un moment où les gouvernements et les entreprises cherchent davantage d’alternatives locales aux fournisseurs internationaux.

    Dans le discours de l’entreprise, la dimension “quantique” est présentée comme un type de calcul parmi d’autres, au service de la performance et de la fiabilité pour des cas d’usage industriels.

    QuTwo OS : une couche d’orchestration plutôt qu’un pari exclusif sur le quantique

    Le produit central de QuTwo, baptisé QuTwo OS, s’appuie sur un principe d’orchestration. L’outil pilote l’exécution de tâches sur différentes architectures : calcul classique, systèmes quantiques ou approches hybrides. L’idée est que certains besoins en entreprise peuvent être mieux servis par des méthodes inspirées du quantique, utilisant des puces classiques capables de simuler des comportements quantiques avec une meilleure stabilité matérielle.

    Concrètement, QuTwo met donc l’accent sur l’adaptation des charges de travail au bon environnement, plutôt que sur une trajectoire unique vers des machines quantiques à court terme.

    Priorité à l’IA d’entreprise et premiers engagements commerciaux

    QuTwo affirme que l’IA en entreprise constitue son cœur de cible. La société indique avoir déjà obtenu environ 23 millions de dollars de revenus “engagés”, notamment via des partenariats de conception avec des acteurs du secteur retail, dont Zalando, avec pour objectif le développement d’assistants alimentés par l’IA.

    Dans cette logique, la dimension quantique est décrite comme un prolongement du développement de l’IA, et non comme une rupture de modèle.

    Un tour d’ange pour préserver une trajectoire long terme

    Peter Sarlin explique vouloir conserver de la marge pour une planification sur cinq à dix ans. Cette approche tranche avec des cycles de financement plus fortement guidés par la pression des volumes et des attentes de court terme.

    Le dirigeant rapporte également avoir appliqué une philosophie comparable lors de son précédent projet, Silo AI, dont AMD a fait l’acquisition en 2024 pour 665 millions de dollars. L’objectif affiché est de développer une stratégie capable d’influencer durablement l’orientation du secteur en Europe.

    Recrutement et ouverture européenne

    QuTwo indique avoir élargi ses activités, avec notamment une présence renforcée en Suède, et poursuit des recrutements. L’entreprise mentionne l’arrivée de chercheurs spécialisés en IA et en calcul quantique, avec une équipe composée en partie de profils ayant déjà fondé ou cofondé des sociétés du secteur.

    Sans fournir de détails exhaustifs sur la répartition des compétences, l’orientation globale suggère une volonté de consolider à la fois la recherche et l’industrialisation des outils d’orchestration.

    Quels cas d’usage pour cette approche hybride ?

    L’intérêt principal de QuTwo réside dans la promesse d’un “pont” entre plusieurs types de calcul, au service d’applications concrètes. Les secteurs où l’IA doit soutenir des objectifs de recherche et d’innovation, tout en s’intégrant à des environnements existants, correspondent généralement à ce que recherchent les équipes produit et R&D.

    • Expérimentations R&D nécessitant des itérations rapides et une exécution optimisée selon le type d’architecture disponible.
    • Déploiements où la robustesse matérielle prime, d’où l’intérêt pour des méthodes “quantum-inspired”.

    Pour des équipes qui évaluent des environnements de calcul et des workflows IA, un poste de travail avec GPU adapté aux charges d’IA peut constituer un point de départ pratique afin de tester des pipelines avant d’intégrer des couches d’orchestration. Dans le même esprit, un kit de développement logiciel pour le machine learning aide souvent à structurer les expérimentations et à comparer les performances selon les paramètres.

    À court terme, le tour d’ange annoncé semble surtout destiné à soutenir la feuille de route de QuTwo, en renforçant ses capacités de recherche et sa capacité à proposer des cas d’usage crédibles pour l’IA d’entreprise. À mesure que l’écosystème européen se met en place, la question sera moins de savoir si le quantique s’imposera rapidement, que de savoir comment les approches hybrides et “quantum-inspired” peuvent améliorer concrètement les performances et l’innovation.

  • Quiz de football : Pouvez-vous citer chaque finaliste de la Ligue des champions depuis 1992-1993 ?

    Quiz de football : Pouvez-vous citer chaque finaliste de la Ligue des champions depuis 1992-1993 ?


    Alors que se jouent les matchs retour des demi-finales de la Ligue des champions, les clubs encore en lice disputent une place pour la 34e finale depuis la refonte de la compétition en 1992-1993. À l’échelle de l’histoire récente du tournoi, la liste des finalistes constitue un véritable repère pour les amateurs de football, mais aussi un défi pour tester ses connaissances.

    Un quiz centré sur tous les finalistes depuis 1993

    Le quiz propose d’identifier, de manière exhaustive, l’ensemble des finalistes de la Ligue des champions sur la période allant de 1993 à 2025. L’objectif est simple en apparence, mais exigeant : il s’agit de reconnaître les équipes qui ont atteint le match décisif sur une longue durée, malgré les changements de formats, de générations et de dynamiques sportives.

    Pourquoi le classement dépend aussi de la vitesse

    Au-delà de la justesse des réponses, le classement affiché par le quiz tient également compte de la rapidité. Autrement dit, il ne suffit pas de connaître les finalistes : il faut aussi parvenir à les rappeler dans un temps limité. Ce mécanisme rend l’exercice plus compétitif et incite à travailler la mémoire footballistique, notamment sur les affiches marquantes de la compétition.

    Un bon entraînement pour les passionnés

    Ce type de défi s’adresse particulièrement à ceux qui suivent régulièrement la Ligue des champions, mais aussi à ceux qui souhaitent approfondir leur culture du tournoi. En confrontant les réponses à une chronologie longue, le quiz aide à mieux structurer les souvenirs : périodes de domination, alternance des grands clubs, et évolutions au fil des éditions.

    Pour s’entraîner dans de bonnes conditions, un affichage confortable peut faire la différence. Un tablette de 10 pouces facile à utiliser permet de répondre rapidement et de garder une lecture claire pendant le quiz. À l’inverse, si l’on préfère travailler avec un clavier, un clavier sans fil compact peut améliorer le confort lors des saisies répétées.

  • La troisième guerre du Golfe marquera durablement les marchés de l’énergie


    La perspective d’une troisième guerre du Golfe inquiète déjà les acteurs des marchés de l’énergie. Au-delà des chocs immédiats sur l’offre, ce sont les risques persistants et les infrastructures endommagées qui pourraient maintenir des prix élevés pendant longtemps. Dans ce scénario, la hausse ne serait pas seulement un effet de panique : elle refléterait des capacités de production et d’acheminement durablement réduites, ainsi qu’une prime de risque durable.

    Des prix élevés, au-delà du premier choc

    Lors d’un conflit, le marché peut réagir violemment à court terme, mais la trajectoire des prix dépend ensuite de la capacité réelle à relancer la production et le transport. Les tensions géopolitiques influencent aussi la psychologie des opérateurs : même quand le volume revient progressivement, la volatilité et la méfiance peuvent rester élevées, soutenant les primes de risque intégrées aux contrats.

    Par ailleurs, les perturbations ne se limitent pas aux sites de production. Les raffineries, les réseaux de stockage, les terminaux d’exportation et les infrastructures logistiques peuvent être affectés. La reconstitution prend du temps, coûte cher, et implique des vérifications techniques souvent longues.

    Le rôle des infrastructures ruinées et des délais de remise en service

    Quand une partie du dispositif énergétique est endommagée, le redémarrage ne suit pas une logique “tout ou rien”. On observe fréquemment :

    • des capacités réduites pendant la phase de réparation,
    • des restrictions opérationnelles liées à la sécurité,
    • des retards de remise en conformité et de maintenance,
    • une reprise progressive, souvent inégale selon les zones.

    Ces délais se traduisent mécaniquement par un niveau d’offre moins flexible. Dans un marché déjà sensible aux variations de disponibilité, cette moindre élasticité peut soutenir des niveaux de prix plus hauts que prévu.

    Des risques résiduels qui pèsent sur les décisions

    Au moment de planifier des investissements, les entreprises évaluent la probabilité de nouveaux incidents : attaques, blocus, représailles, ou dysfonctionnements sécuritaires. Même après une accalmie, l’incertitude peut rester suffisante pour retarder des opérations, renchérir les assurances, ou modifier les routes d’approvisionnement.

    De plus, la dépendance à certains axes logistiques rend le système vulnérable. Des alternatives existent parfois, mais elles peuvent être plus coûteuses ou plus lentes à mobiliser, ce qui maintient un déséquilibre entre l’offre disponible et la demande.

    Volatilité, anticipation et coût global pour les consommateurs

    Dans un environnement où l’on anticipe des risques durables, les prix intègrent non seulement la valeur de la matière première, mais aussi le coût des incertitudes : assurance, transport, gestion des stocks, et marges de sécurité. Cela peut se répercuter sur plusieurs segments (énergie, transport, chimie, biens intermédiaires), créant une pression persistante sur les coûts.

    Pour suivre l’évolution de ces paramètres, de nombreux acteurs s’appuient sur des outils de veille et d’analyse. Par exemple, un abonnement à des données de marché peut être complété par un dispositif de consultation régulier, comme un récepteur radio ondes courtes utile pour diversifier les sources d’information en temps réel. À l’échelle domestique, une station d’alimentation portable peut aussi s’avérer pratique en cas de perturbations de service, sans résoudre les causes géopolitiques mais en limitant les impacts indirects sur la continuité d’usage.

    Une sortie de crise plus lente qu’escompté

    La principale leçon tient à la durée. Même si les premières phases du conflit venaient à s’apaiser, les dommages et les risques résiduels peuvent empêcher un retour rapide à la normale. Tant que l’infrastructure n’est pas pleinement opérationnelle et que le marché ne retrouve pas une visibilité suffisante, les prix peuvent rester plus élevés que ce que des scénarios “de courte durée” laisseraient croire.

  • Nuro obtient une autorisation de tests pour véhicules autonomes avant le lancement du service Uber Robotaxi

    Nuro obtient une autorisation de tests pour véhicules autonomes avant le lancement du service Uber Robotaxi


    Nuro, startup basée en Californie et soutenue notamment par Nvidia et Uber, a obtenu un permis lui permettant d’effectuer des tests « sans conducteur » sur des SUV Lucid Gravity équipés de sa technologie autonome. L’autorisation a été élargie par l’administration californienne des véhicules à moteur, mais l’entreprise indique qu’elle n’est pas encore prête à lancer immédiatement ces essais.

    Un permis mis à jour pour des véhicules Lucid Gravity

    Le California Department of Motor Vehicles (DMV) confirme avoir modifié le permis de Nuro afin d’y inclure les véhicules Lucid Gravity. Jusqu’ici, la couverture du permis « driverless » visait un autre type d’activité, centrée sur un véhicule de livraison à faible vitesse.

    Avec cette mise à jour, Nuro peut tester ces robotaxis en mode autonome sans opérateur de sécurité au volant. Selon un porte-parole de l’entreprise, les essais « sans conducteur » devraient commencer plus tard dans l’année, sans précision supplémentaire sur le calendrier.

    Des étapes réglementaires supplémentaires avant un service de robotaxis

    L’obtention de ce permis constitue une étape, mais elle ne suffit pas à elle seule pour déployer un service commercial. Avant tout lancement, Nuro devra encore obtenir d’autres autorisations auprès des autorités californiennes, notamment pour la mise en place d’un service de transport autonome et pour le déploiement opérationnel.

    En attendant, Nuro et Uber testent actuellement les véhicules Lucid en conditions autonomes, avec un opérateur de sécurité présent dans l’habitacle.

    Uber renforce sa collaboration autour des robotaxis Lucid

    Parallèlement à ces avancées techniques et réglementaires, Uber a fait évoluer son engagement financier lié à Lucid. Le partenariat annoncé prévoit des investissements supplémentaires et l’acquisition de grands volumes de véhicules préparés pour l’usage en robotaxi, avec des ajustements portant à la fois sur les modèles et sur le nombre total de véhicules concernés.

    Les robotaxis Lucid Gravity destinés à ces tests embarqueront les systèmes d’autonomie de Nuro, reposant notamment sur l’ordinateur Nvidia Drive AGX Thor. Le véhicule est annoncé équipé de capteurs destinés à la perception de l’environnement (caméras haute résolution, lidar à l’état solide et radars), afin d’améliorer la capacité du système à fonctionner dans des conditions réelles.

    Vers des opérations commerciales : une échéance à encadrer

    Lucid indique être en ligne pour démarrer des opérations commerciales de robotaxis à la fin 2026. Toutefois, les conditions exactes d’exploitation dépendront des validations réglementaires, ce qui peut conduire à des limites (par exemple une exploitation non totalement « sans conducteur » ou géographiquement restreinte).

    De son côté, l’entreprise continue de mener des essais et d’accumuler des données en plusieurs villes aux États-Unis, en parallèle du calendrier de certification.

    Analyse : un progrès, mais pas encore le passage au « zéro conducteur »

    L’autorisation du DMV élargit clairement le champ des tests de Nuro, en rapprochant l’objectif d’une conduite autonome sans opérateur humain dans le véhicule. Néanmoins, le fait que l’entreprise annonce un démarrage « plus tard dans l’année » rappelle que les changements réglementaires ne garantissent pas, à eux seuls, un basculement immédiat vers un mode d’essai totalement autonome. Avant toute mise en service, le calendrier dépendra aussi des autres permis requis et de la validation progressive du système en conditions réelles.

    Dans une logique de suivi des actualités mobilité et technologies embarquées, certains professionnels peuvent aussi s’équiper de solutions d’acquisition vidéo 4K pour analyser des données de capteurs et des flux caméra lors de campagnes de test. D’autres équipes utilisent parfois des stations de charge USB-C multiports haute puissance pour maintenir l’autonomie de leurs équipements de mesure et de contrôle pendant les déploiements terrain.

  • Bayern Munich–PSG : Harry Kane, Luis Díaz et Michael Olise sont-ils le meilleur trio offensif ?

    Bayern Munich–PSG : Harry Kane, Luis Díaz et Michael Olise sont-ils le meilleur trio offensif ?


    Le football a toujours aimé les “lignes d’attaque” à trois, mais depuis une quinzaine d’années, ce schéma est revenu avec force. Longtemps associé à une certaine idée du jeu fluide, il revient régulièrement dès que des équipes veulent combiner possession, déplacements intelligents et efficacité offensive.

    Le rôle de Barcelone dans le retour du trio

    Ce regain tient en grande partie à la période de domination de Barcelone sous Pep Guardiola, entre 2008 et 2012. Le club catalan a remporté deux Ligue des champions et trois titres de Liga, en s’appuyant sur un système où le milieu et la ligne d’attaque fonctionnent comme un ensemble cohérent, aussi bien avec le ballon qu’en transition.

    L’idée clé : disposer d’un “numéro 9” clairement identifié, tout en lui permettant de se déplacer et de s’imbriquer dans le jeu. Lionel Messi, le plus souvent au cœur du dispositif, alternait entre le fait d’occuper l’axe et des replis pour attirer un défenseur ou créer des supériorités dans le milieu. Dans ce modèle, le trio d’attaque ne sert pas seulement à marquer : il structure aussi le jeu collectif.

    Le résultat a été une animation difficile à contrer, avec une efficacité qui s’est traduite par 14 trophées durant l’ère Guardiola. Plus qu’une simple formation, il s’agissait d’un système de fonctionnement.

    Liverpool, modèle proche dans la Premier League

    Après Barcelone, plusieurs équipes européennes ont tenté de reproduire cet équilibre. En Premier League, le cas le plus proche s’observe à Liverpool, avec l’association souvent citée de Sadio Mané, Roberto Firmino et Mohamed Salah, au cours de la période où Jürgen Klopp a construit son cycle de victoires.

    À Anfield, Firmino jouait fréquemment le rôle de point d’ancrage offensif. Il se repliait entre les lignes, reliait le jeu avec le milieu et participait à la fabrication des espaces. Cette logique rappelait, par certains mécanismes, la manière dont Messi pouvait contribuer au jeu en se rapprochant du milieu pour donner des repères à l’équipe.

    En créant ces zones favorables, Firmino rendait plus efficaces les courses de Mané et de Salah dans l’espace derrière la défense. La réputation du trio repose aussi sur son apport collectif : il a contribué à une accumulation de succès majeurs, même si l’histoire exacte des parcours ne se résume pas à trois joueurs.

    Bayern, PSG : trois attaquants peuvent-ils faire la différence ?

    À l’approche des confrontations entre grandes équipes, la question revient souvent : un trio offensif du niveau de ceux évoqués plus haut peut-il réellement s’imposer comme “le meilleur” ? Pour le Bayern et le PSG, le débat est plus délicat, car la performance ne dépend pas uniquement de la qualité individuelle des attaquants, mais aussi des automatismes, du profil des milieux, de la structure défensive et du plan de jeu au moment des transitions.

    Harry Kane, par exemple, est généralement associé à une capacité rare à combiner présence dans la surface, jeu dos au but et lecture du “dernier geste”. Luis Diaz apporte souvent un autre registre : le mouvement, l’accélération et une capacité à provoquer des décalages. Michael Olise, de son côté, est plutôt perçu comme un joueur capable de créer par la qualité technique et les angles de passes, ce qui peut rendre le trio plus dangereux quand l’équipe met du rythme et de la progression.

    L’enjeu, pour qu’un trio soit “au-dessus du lot”, est de parvenir à une complémentarité constante : un attaquant capable de fixer et d’attirer, un autre de déstabiliser par les courses et la profondeur, et un troisième de transformer les demi-occasions en actions décisives. Dans les grands modèles (Barcelone, Liverpool), ce n’était pas seulement la somme des talents, mais la cohérence des rôles.

    Ce qu’il faut regarder pour juger un trio

    Plutôt que de chercher une étiquette définitive, il est utile d’observer des indices concrets quand les équipes jouent ensemble :

    • La façon dont l’équipe crée des espaces entre les lignes pour alimenter les attaquants.

    • La stabilité des rôles (qui attire, qui décale, qui conclut) sur la durée du match.

    • La capacité à répéter les schémas malgré la pression adverse et les changements tactiques.

    Au fond, comparer Kane, Diaz et Olise à des références historiques revient à évaluer leur capacité à reproduire une dynamique collective : celle où la ligne d’attaque participe à la construction du jeu et pas seulement à la finition.

    Pour suivre ce type d’analyses avec davantage de repères, certains spectateurs utilisent des outils simples comme un tableau d’analyse tactique afin de visualiser les déplacements et les zones d’espace. D’autres préfèrent consolider leur lecture du match avec une application ou logiciel d’analyse vidéo, utile pour revoir les transitions et comprendre comment le trio s’articule.

  • Kelp transfère le rsETH vers Chainlink et met en cause LayerZero

    Kelp transfère le rsETH vers Chainlink et met en cause LayerZero


    Kelp DAO a annoncé son intention de migrer le jeton de restaking rsETH vers la plateforme d’oracles de Chainlink, une décision prise à la suite d’un exploit d’envergure en avril. L’organisation attribue l’incident à des failles liées à l’infrastructure inter-chaînes de LayerZero, tout en estimant que ce changement doit renforcer la sécurité du dispositif.

    Une migration motivée par l’exploit d’avril

    Le hack de Kelp DAO, évalué à environ 292 millions de dollars, reste parmi les incidents de sécurité les plus importants du secteur. Après l’attaque, Kelp affirme vouloir sécuriser davantage rsETH en changeant de brique d’infrastructure oracle. Selon le protocole, la migration vers Chainlink s’appuiera notamment sur CCIP, son mécanisme de communication inter-chaînes.

    Lors de l’exploitation, des attaquants auraient détourné des jetons restakés et les auraient ensuite utilisés comme collatéral sur Aave v3 afin d’emprunter du wrapped Ether. Cette séquence illustre la manière dont une faille sur une couche d’infrastructure peut se répercuter sur des protocoles connectés.

    Le désaccord porte sur la configuration LayerZero

    Dans le prolongement de l’incident, LayerZero a publié une analyse expliquant que l’attaque aurait été facilitée par une configuration jugée insuffisante au niveau du réseau de vérification décentralisée (DVN). L’approche évoquée repose sur un chemin de vérification unique, au lieu de recourir à des contrôles multiples et indépendants pour valider les messages inter-chaînes.

    De son côté, Kelp DAO soutient que la configuration incriminée correspond au réglage par défaut utilisé par de nombreux acteurs. Le protocole avance également que LayerZero aurait validé cette configuration et n’aurait pas suffisamment mis en garde contre les risques associés. Dans ce contexte, le débat ne porte pas uniquement sur la présence d’une vulnérabilité, mais aussi sur la responsabilité entre intégrateur et fournisseur d’infrastructure.

    LayerZero conteste plusieurs affirmations de Kelp

    Interrogé sur la controverse, un responsable de LayerZero a indiqué que certaines affirmations de Kelp seraient inexactes. Il explique notamment que l’implémentation initiale aurait reposé sur des paramètres reposant sur plusieurs vérificateurs, avant que Kelp ne modifie manuellement la configuration vers un mode moins recommandé en environnement de production.

    Dans cette position, LayerZero annonce également des changements concrets : le protocole indique qu’il ne validerait plus les messages inter-chaînes pour des applications s’appuyant sur un seul vérificateur, et qu’une migration vers des configurations multi-DVN serait en cours.

    Ce que révèle le dossier sur la sécurité DeFi

    Au-delà du cas précis, cet épisode met en lumière une dynamique fréquente dans la finance décentralisée : la sécurité ne dépend pas d’un seul composant, mais de la chaîne complète d’interactions entre ponts inter-chaînes, oracles, mécanismes de restaking et marchés de prêt. Un point de défaillance, même localisé, peut entraîner des effets d’entraînement lorsque des contrats sont interconnectés et autorisent l’utilisation du collatéral détourné.

    La décision de Kelp de migrer rsETH vers Chainlink s’inscrit donc comme une mesure de réduction des risques, mais elle relance aussi le débat sur les standards de configuration attendus dans les environnements inter-chaînes, ainsi que sur la qualité des communications entre équipes d’intégration et fournisseurs d’infrastructure.

    Pour les lecteurs qui souhaitent mieux comprendre les architectures DeFi et l’usage des oracles dans des systèmes inter-chaînes, un ouvrage sur la sécurité des smart contracts en Solidity peut servir de base pour analyser ce type d’incident. De la même manière, un guide pédagogique sur les mécanismes d’oracles et de communication inter-chaînes aide à contextualiser les choix techniques évoqués dans cette affaire.

  • Président d’OpenAI contraint de lire ses journaux intimes personnels devant le jury

    Président d’OpenAI contraint de lire ses journaux intimes personnels devant le jury



    Au cours d’un procès, des passages du journal personnel de Greg Brockman, président d’OpenAI, ont été lus devant la cour. Les notes, rédigées entre 2015 et 2023, couvrent plusieurs années décisives pour l’entreprise, depuis ses débuts jusqu’à des épisodes internes ayant opposé certains dirigeants autour des enjeux de sécurité liés à l’intelligence artificielle.

    Des écrits utilisés pour questionner ses motivations

    Les éléments évoqués par l’accusation visent notamment à dresser un portrait défavorable de Brockman. L’un des arguments avancés est que, très tôt, ses notes auraient reflété un intérêt limité pour la mission initiale d’OpenAI, et davantage tourné vers l’obtention de gains personnels.

    Face à cette lecture, Brockman doit convaincre les juges que ces extraits ne prouvent pas l’appât du profit, mais plutôt une réflexion attentive et structurée, cohérente avec son engagement pour la plateforme et sa mission.

    Une stratégie d’interrogatoire centrée sur des passages précis

    Son interrogation a notamment consisté à faire correspondre des citations tirées du journal avec des décisions et des débats internes d’OpenAI. L’avocat de Musk, Steven Molo, a ainsi cherché à isoler des formulations jugées révélatrices et à obtenir des explications directes.

    Un exemple cité renvoie à une note rédigée en 2017. À cette période, Brockman avait déjà évoqué le fait que Musk aurait posé un ultimatum : soit Musk obtenait un contrôle accru sur une branche à but lucratif, soit l’organisation resterait une structure à but non lucratif.

    Dans l’extrait mis en avant, Brockman laisse apparaître une formulation pouvant être interprétée comme une préférence pour la perspective de revenus, évoquant l’idée de “basculer” vers une forme plus lucrative, tout en indiquant que “faire de l’argent pour nous” semblait “plaisant”.

    Liens avec la valorisation et la participation de Brockman

    Les échanges ont aussi porté sur l’évolution financière de la position de Brockman. Après la création, en 2018, d’une structure à but lucratif, sa participation aurait pris une ampleur considérable. Son enjeu personnel est au cœur des questions : il est notamment fait référence à l’importance de sa rémunération indirecte via des parts, et à sa capacité à justifier l’ampleur de son gain.

    À plusieurs reprises, l’avocat a cherché à relier ces gains aux formulations présentes dans le journal. Brockman a répondu en mettant en avant le calendrier : selon lui, son intérêt financier serait antérieur à l’explosion de la valeur liée à l’essor public d’OpenAI, particulièrement après la sortie de ChatGPT.

    Argument de comparaison et remise en contexte

    À un moment tendu, l’avocat aurait employé une comparaison pour illustrer sa thèse. L’idée avancée serait qu’une personne minimiserait l’ampleur d’une “perte” de référence, tout en bénéficiant d’une situation financière bien plus large. L’échange a servi à souligner le décalage entre ce que certains extraits de journal semblent montrer, et le récit que Brockman cherche à imposer devant la cour.

    Dans sa défense, Brockman insiste sur l’effort collectif et la croissance de la composante à but non lucratif, ainsi que sur l’absence, selon lui, d’intention mercantile dominante au début de l’aventure.

    Le rôle déterminant de l’interprétation

    Au-delà des citations, le procès met en lumière une question centrale : comment interpréter un journal personnel, rédigé dans un contexte de discussions internes et d’incertitudes stratégiques ? Les juges devront arbitrer entre une lecture “à charge”, centrée sur certaines formulations, et une lecture “contextuelle”, qui insiste sur l’évolution des priorités et sur la cohérence globale du parcours de Brockman.

    Les passages retenus ne sont pas seulement des phrases isolées : ils sont utilisés comme indices pour établir, ou contester, l’existence d’une intention. Dans ce type de dossier, la valeur probante dépend souvent de la capacité à remettre chaque extrait dans son contexte.

    Pour suivre plus efficacement des audiences et analyses, certains lecteurs se tournent vers des outils de prise de notes numériques, comme un lecteur de notes sur écran E Ink afin de structurer les informations sans surcharger l’interface. D’autres privilégient une clavier mécanique sans fil pour conserver un confort d’écriture lors de synthèses longues.

  • « L’échange houleux de Rio Ferdinand et Jamie Carragher sur les réseaux sociaux »

    « L’échange houleux de Rio Ferdinand et Jamie Carragher sur les réseaux sociaux »


    Rio Ferdinand et Jamie Carragher ont beau avoir porté ensemble le maillot de l’Angleterre, leur échange sur les réseaux sociaux a rappelé qu’aucun passé commun n’efface totalement les rivalités. À l’approche d’un match entre Manchester United et Liverpool, Ferdinand a lancé une provocation minimaliste, rapidement reprise par Carragher, avant que Ferdinand ne développe sa version lors d’une prise de parole ultérieure.

    Une rivalité ancienne qui ressort sur les réseaux

    Au début des années 2000, les deux défenseurs ont surtout été des adversaires. Ferdinand évoluait à Manchester United, Carragher à Liverpool, deux clubs dont l’opposition reste marquée. Chacun a aussi conservé une voix médiatique importante, notamment lorsqu’il s’agit d’exprimer son point de vue sur le football.

    Le post “caption this” et la réponse de Carragher

    Avant la rencontre du week-end, Ferdinand a publié sur Twitter une photo le montrant, avec des coéquipiers de United, en train de célébrer un but. Son message — “caption this”, soit une invitation à inventer une légende — a été interprété comme un clin d’œil destiné à Carragher, présent sur l’image sous un angle plus difficile à assumer.

    Carragher a alors répondu, dans un ton direct, en estimant que Ferdinand se servait de la victoire de quelqu’un d’autre pour détourner l’attention. Dans la foulée, il a également fait référence à une habitude médiatique attribuée à Ferdinand, autour de contenus vidéos, en suggérant qu’il cherchait à capter des moments à proximité des joueurs.

    Ferdinand défend son intention et rappelle le contexte

    Interrogé plus tard, Ferdinand a répondu que son message n’avait rien de personnel. Selon lui, il s’agissait simplement de partager une image liée à une célébration collective, sans intention de minimiser l’autre. Il a aussi rappelé que, dans certaines confrontations, il avait lui-même marqué contre Liverpool, tout en insistant sur le fait qu’il n’avait pas “mis en avant” un but précis de sa propre réalisation dans ce cas-là.

    Il a ensuite élargi le débat en évoquant leur passé commun et leur relation lorsqu’ils jouaient ensemble, notamment avec l’équipe nationale. Ferdinand a rappelé qu’ils s’étaient connus depuis longtemps et qu’il pensait qu’ils entretenaient jusque-là de bons rapports.

    Une sortie qui accompagne l’émotion du match

    Après le résultat du match du week-end, Ferdinand a souligné que ce type d’opposition entraîne forcément des réactions plus vives, car les enjeux et l’émotion peuvent modifier l’humeur et la manière de répondre en public. Son message final a surtout agi comme une formule de conclusion : la rivalité persiste, et les tensions peuvent se réveiller à la moindre occasion.

    Dans un contexte où le football se joue autant sur le terrain que dans les interactions entre célébrités sportives, cet épisode illustre comment une image et une phrase peuvent suffire à relancer un débat entre deux figures majeures de la scène anglaise.

    Pour suivre ce type d’échanges avec une lecture confortable sur écran, certains fans privilégient par exemple un clavier ergonomique sans fil lors de la consultation de posts et réactions. Et pour enregistrer ou réécouter des interventions vidéo, un microphone USB de bonne qualité peut aussi s’avérer utile, notamment pour des retours ou enregistrements personnels.

  • Bill Ackman peut-il sauver les fonds à capital fixe ?


    Bill Ackman, figure marquante de la gestion d’actifs, nourrit une ambition qui dépasse la simple sélection de titres : bâtir un modèle de portefeuille inspiré du « Berkshire Hathaway » de Warren Buffett. Cette comparaison revient régulièrement dans les discussions financières, non pas pour promettre des résultats identiques, mais pour décrire une même volonté de créer une structure durable, centrée sur la valeur et capable de traverser les cycles.

    La question est désormais plus précise : ce projet peut-il réellement s’inscrire dans le cadre d’un fonds fermé (« closed-end fund ») ? Autrement dit, Ackman dispose-t-il des leviers adaptés pour faire évoluer cet outil d’investissement, souvent jugé moins flexible que d’autres enveloppes, vers un modèle plus moderne et plus stratégique ?

    Un modèle inspiré de Berkshire, mais avec des contraintes

    Le cœur de l’idée d’Ackman repose sur la capacité à consolider une stratégie d’investissement long terme, avec une approche qui privilégie la conviction et la discipline. Dans l’univers de Berkshire, les décisions s’appuient sur une combinaison rare : détention d’actifs de qualité, réinvestissement et vision de la durée.

    Or, un closed-end fund fonctionne avec des caractéristiques propres : il n’offre pas la même liquidité qu’un fonds ouvert et son cours peut s’écarter de la valeur des actifs sous-jacents (décote ou prime). Ces éléments peuvent compliquer l’exécution d’une stratégie de type holding, surtout si le marché exprime des anticipations différentes de celles du gestionnaire.

    Le rôle du closed-end fund : levier ou frein ?

    La structure d’un fonds fermé peut aussi devenir un avantage, à condition de gérer finement la situation de marché. En période de stress, une décote peut offrir une opportunité d’accumuler des actifs à moindre coût. Inversement, lorsque le fonds se traite avec une prime, la création de valeur devient plus exigeante.

    Pour qu’un projet de type « Berkshire » soit crédible dans ce cadre, plusieurs paramètres comptent :

    • la capacité à maintenir une stratégie cohérente malgré la volatilité du cours du fonds ;
    • la discipline d’allocation, entre nouvelles positions et gestion des actifs existants ;
    • la manière dont le gestionnaire répond aux écarts entre la valeur des actifs et le prix de marché.

    Ce qu’Ackman chercherait à transformer

    Dans un scénario favorable, Ackman ne se contenterait pas de gérer un portefeuille. Il chercherait plutôt à renforcer l’attractivité et la lisibilité du fonds, avec une logique d’investissement plus « structurante » : mieux expliquer les thèses, accélérer la rotation vers les opportunités les plus convaincantes, et aligner la communication sur des objectifs de long terme plutôt que sur des résultats de court terme.

    Cette transformation dépend toutefois de l’environnement. Le comportement des investisseurs, la perception du risque et les conditions de valorisation peuvent influencer le mécanisme de décote/prime de façon durable. Autrement dit, le modèle ne repose pas uniquement sur les choix d’investissement : il dépend aussi du « régime » de marché.

    Un pari plausible, mais pas automatique

    Le rapprochement avec Berkshire est séduisant sur le plan intellectuel, mais il reste un pari. Un fonds fermé n’est pas une entreprise opérationnelle intégrée ; il s’agit d’un véhicule dont la performance dépend à la fois des décisions du gestionnaire et de la façon dont le marché price sa structure.

    Dans cette optique, le succès d’Ackman tiendrait à sa capacité à :

    • réduire l’écart entre la valeur intrinsèque du portefeuille et le prix payé par le marché ;
    • préserver une trajectoire d’investissement cohérente, même lorsque la perception change ;
    • garder suffisamment de flexibilité pour saisir des opportunités, sans déstabiliser la stratégie globale.

    Comment suivre la thèse au-delà de l’image

    Pour évaluer si un « esprit Berkshire » peut fonctionner dans un closed-end fund, il faut regarder des indicateurs concrets : évolution de la décote/prime, dynamique du portefeuille, discipline de gestion et qualité des actifs sélectionnés. Sur le plan pratique, beaucoup d’investisseurs s’appuient aussi sur des outils de lecture financière pour mieux relier les chiffres aux hypothèses.

    À ce titre, un lecteur peut utilement consulter un guide de compréhension des états financiers comme un livre d’analyse financière pour comprendre les bilans et les flux, afin de contextualiser les décisions d’un gestionnaire. De même, pour mieux suivre les mécanismes propres aux fonds et aux valorisations, un ouvrage sur la construction de portefeuille et la valorisation peut aider à comparer les stratégies au-delà des slogans.

    En somme, l’ambition d’Ackman peut constituer une tentative sérieuse d’adapter une philosophie d’investissement long terme à la mécanique d’un fonds fermé. Mais la réussite dépendra autant de l’exécution que de la capacité du fonds à résister aux variations de perception du marché.

  • « Je pensais qu’Elon Musk allait me frapper », affirme Greg Brockman, d’OpenAI

    « Je pensais qu’Elon Musk allait me frapper », affirme Greg Brockman, d’OpenAI


    En 2017, Greg Brockman et Ilya Sutskever, deux figures d’OpenAI, se sont retrouvés au « haunted mansion » d’Elon Musk, une vaste propriété dans la région de San Francisco, afin de discuter de l’avenir de l’entreprise. Amber Heard, alors compagne de Musk, aurait accueilli le groupe avec un service de whisky avant de quitter les lieux. Quelques éléments ressortent aujourd’hui de ce qui a été raconté en audience : des échanges tendus, une négociation autour d’une éventuelle structure commerciale, et un désaccord profond sur la place à donner à Musk dans la direction stratégique.

    Une négociation sous tension autour du contrôle

    Selon Greg Brockman, la rencontre a commencé dans un climat que lui et Sutskever ont perçu comme ambivalent. Musk aurait notamment offert des voitures Tesla Model 3 aux deux responsables d’OpenAI, geste que Brockman interprète comme une manière de « mettre l’autre en situation de dette ». De son côté, Sutskever aurait répondu avec un dessin représentant Tesla.

    Le cœur du différend portait sur la création d’une branche à but lucratif destinée à attirer des investissements massifs, notamment pour financer des moyens de calcul. Musk aurait aussi demandé un contrôle direct sur cette nouvelle structure. Brockman et Sutskever se seraient opposés à une forme de contrôle qu’ils jugeaient susceptible de prendre la forme d’une « dictature » sur l’avenir du développement de l’intelligence artificielle, préférant un mécanisme de gouvernance partagé.

    Le désaccord aurait atteint un point de rupture : Brockman a relaté qu’après leur proposition de contrôle conjoint, Musk se serait levé et aurait tourné autour de la table, au point que Brockman dit avoir pensé qu’il allait le frapper physiquement. Toujours d’après Brockman, Musk aurait emporté le tableau offert et indiqué qu’il couperait son financement à l’organisation à but non lucratif si les deux hommes refusaient de céder. La suite aurait toutefois comporté de nouveaux échanges.

    « Ce n’est pas fini » : la reprise des discussions

    Dans son témoignage, Brockman affirme qu’il a reçu, dans la soirée, un appel de Shivon Zilis, alors proche de Musk. L’objectif était de signifier que la négociation n’était pas terminée et qu’il existait encore des scénarios de futur intégrant Brockman et Sutskever.

    Ce récit est présenté par OpenAI comme un exemple de schémas qu’ils attribuent à un comportement jugé imprévisible de Musk, susceptible, selon eux, d’affaiblir la crédibilité de ses positions dans le différend. En face, Musk soutient que ses dons à OpenAI auraient été détournés ou « abusés » par des responsables de la structure à but non lucratif, avant que l’activité ne prenne la forme d’une entreprise fortement valorisée. Les parties concernées contestent mutuellement les accusations.

    Une vision de l’IA trop « incrédible » pour Brockman

    Brockman a également évoqué un épisode antérieur destiné à expliquer pourquoi il estime que Musk ne correspondait pas, selon lui, au rôle de contrôle qu’il revendiquait. Il rapporte que l’équipe d’OpenAI avait présenté à Musk une première version d’un système de discussion, qui ne produisait pas de réponses satisfaisantes. Brockman raconte que Musk aurait alors minimisé la technologie, estimant qu’un enfant sur internet pourrait faire mieux.

    D’après Brockman, le chercheur Alec Radford aurait été profondément affecté au point de ne presque plus vouloir poursuivre dans le domaine. Pour Brockman, le fait que Musk n’ait pas su entrevoir le potentiel d’une technologie encore immature — qui servira plus tard de base à des produits comme ChatGPT — rendrait, selon lui, Musk peu apte à diriger une entreprise liée à l’IA. « Il fallait un peu rêver », aurait-il résumé.

    Jeux de gouvernance et perspectives d’exclusion

    Dans la suite de son témoignage, Brockman indique que, durant plusieurs mois de négociations avec Musk autour d’une branche commerciale, lui, Ilya Sutskever et Sam Altman ont envisagé de voter l’exclusion de Musk du conseil d’administration d’OpenAI. Ils se seraient réunis pour discuter d’alternatives et de choix de financement, mais sans parvenir à un alignement clair sur la marche à suivre. Malgré l’idée d’une suppression de Musk, Brockman et Sutskever auraient fini par estimer que l’exclure « était une mauvaise idée ». Finalement, Musk se serait retiré de lui-même en considérant qu’OpenAI se dirigeait vers un échec.

    Enfin, Brockman affirme que Shivon Zilis, à l’époque conseillère, l’aurait tenu informé des évolutions futures liées au projet. Il la décrit comme une forme de relais, tout en précisant que leur relation remonte au début des années 2010.

    À travers ces éléments, l’audience met surtout en lumière un conflit de gouvernance : la question de savoir qui doit décider, à quel rythme, et avec quelles garanties pour l’orientation scientifique et stratégique. Au-delà des arguments juridiques, le témoignage insiste sur l’écart entre des visions concurrentes de ce que doit être l’avenir d’une organisation construite autour de l’intelligence artificielle.

    Pour suivre l’évolution des technologies évoquées dans ce type de conflits, beaucoup s’appuient aussi sur des outils de productivité et d’accès à l’information. Par exemple, un clavier Bluetooth pour tablette peut être utile pour annoter rapidement des documents et retranscriptions. De même, un disque SSD portable de 1 To aide à stocker et organiser des fichiers volumineux liés à la recherche.