Ham El-Waylly défend un point de vue simple mais assumé : certains en-cas, à commencer par Bugles, méritent davantage de respect. Dans une réflexion centrée sur la gourmandise et la créativité culinaire, l’autrice explique aussi comment son livre s’inspire de recettes d’hier, d’influences multiples et d’une cuisine pensée autant pour le plaisir que pour l’aboutissement.
Le plaidoyer pour les Bugles
En grandissant, Ham El-Waylly se souvient de Fritos comme d’un premier “laboratoire” de saveurs. Ce souvenir l’amène à évoquer l’usage de ce type de chips en base d’expérimentations, notamment sous forme de trempettes. À l’âge adulte, Bugles deviennent l’illustration parfaite de ce qu’elle recherche : une collation bien assaisonnée, croquante, et surtout conçue pour être trempée.
Elle estime que ces snacks sont trop souvent sous-estimés, alors qu’ils réunissent plusieurs qualités pratiques et gustatives : goût présent, texture qui résiste, et forme qui facilite l’association avec des sauces.
Une cuisine qui mélange les influences
Au cœur de son approche, l’idée de ne pas enfermer la cuisine dans une formule unique. Ham El-Waylly attribue cette liberté à sa mère, qui a grandi en Amérique du Sud puis a voyagé et vécu dans plusieurs pays. À chaque étape, elle recueillait des recettes, les échangeait, puis les testait à la maison.
Dans cet esprit, le livre met en scène des plats hybrides, comme une recette inspirée d’une base égyptienne associée à une touche japonaise. L’objectif n’est pas de “standardiser”, mais de créer des passerelles quand cela a du sens, en s’appuyant sur des ressemblances et des complémentarités entre traditions.
Le plaisir de cuisiner, y compris en mode “projet”
Alors que de nombreux livres de cuisine privilégient l’efficacité et la rapidité, Ham El-Waylly revendique une logique plus ludique. Son intention : permettre de piocher dans le livre à n’importe quel moment de l’année, en combinant des recettes accessibles avec quelques préparations plus longues.
Elle défend l’idée que la cuisine à la maison ne doit pas devenir uniquement une corvée : ces “projets” donnent un sentiment de réussite et transforment l’acte de cuisiner en expérience plus gratifiante.
Quand le “vite” a besoin d’un détail fait maison
Dans une recette pensée pour aller vite, elle choisit d’ajouter une touche plus exigeante : préparer soi-même du pita. Sa logique est avant tout sensorielle. Selon elle, le goût et l’expérience d’un pain fraîchement cuit font toute la différence, au point de rendre le moment presque inoubliable.
Cette démarche illustre la philosophie du livre : simplifier quand c’est possible, mais conserver des gestes qui rehaussent réellement le résultat final.


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