Les PDG de la tech estiment que l’IA leur permettra d’être partout à la fois


Moguls de la Silicon Valley : plusieurs dirigeants se disent exaspérés par le fait que trop de personnes jugent l’intelligence artificielle de façon trop négative. Ils déplorent aussi que l’adoption de l’IA par de grandes entreprises avance difficilement, loin des promesses d’efficacité vantées par la tech.

Pour autant, même lorsque les clients et les organisations se montrent prudents, certains PDG continuent de pousser leurs propres projets IA, souvent pensés comme des prolongements directs de leur rôle.

Le 13 avril, le Financial Times a indiqué que Meta travaillait sur un avatar IA réaliste en 3D du PDG, Mark Zuckerberg. Formé à partir de ses prises de parole publiques, de ses habitudes et de ses orientations stratégiques, ce “double” serait conçu pour échanger avec des employés au nom de Zuckerberg, par exemple via des appels vidéo, afin de répondre à des questions et de proposer des retours liés à la gestion.

Selon le même article, Zuckerberg serait personnellement impliqué dans les tests et l’entraînement de ce projet. Meta développerait aussi d’autres personnages IA destinés à dialoguer avec les utilisateurs de Facebook et d’Instagram.

Ce type d’idée n’a rien d’inédit : d’autres patrons de la tech ont déjà utilisé des systèmes IA pour automatiser une partie de leurs interventions. L’objectif est clair : déléguer des tâches récurrentes à des simulations et renforcer le contrôle, même à distance.

Parallèlement, Jack Dorsey, dirigeant de Block, a évoqué une vision où la hiérarchie pourrait se réduire grâce à une couche d’intelligence IA intégrée au fonctionnement de l’entreprise. Dans cette logique, l’accès au “chef” passerait davantage par un système central automatisé, donnant aux équipes l’impression d’un encadrement plus direct.

Aux yeux de Block, l’idée vise à aller plus loin que le simple “copilote” distribué aux employés. Le but serait de construire une organisation pensée comme une intelligence (voire une forme de mini-AGI), en repensant la manière dont l’IA s’insère dans les processus de travail.