Comprendre les redevances et royalties liées au HEVC et les raisons pour lesquelles certains vendeurs cessent de le prendre en charge



AV1 : une alternative ouverte, mais controversée

Alors que le support du HEVC complique la vie des utilisateurs et des entreprises, le codec AV1 vise à réduire une partie de cette complexité.

Lancé par l’Alliance for Open Media (AOMedia), AV1 est un codec vidéo « open » et sans redevances liées aux brevets. La technologie a été mise en production en 2018, avec une politique de brevets pensée pour éviter les négociations de licences. AOMedia regroupe de nombreux acteurs majeurs du secteur (Amazon, Apple, Google, Microsoft, Netflix, Nvidia, Samsung, etc.). En 2023, l’organisation a affirmé qu’AV1 pouvait être environ 30 % plus efficace que le HEVC.

HEVC existe depuis 2013, ce qui a laissé le temps à l’industrie de l’adopter largement avant l’arrivée d’AV1. Or, malgré huit ans de présence, AV1 reste moins répandu que prévu. Une partie du frein vient des problèmes de compatibilité.

Les gains d’efficacité annoncés par AV1 proviennent d’algorithmes plus avancés. En contrepartie, ils demandent souvent davantage de compression et du matériel plus performant. En 2023, Meta a d’ailleurs pointé le décodage matériel côté appareil comme l’obstacle principal.

Après le lancement, certains fabricants ont hésité à intégrer des décodeurs AV1 dans leurs puces, car cela pourrait augmenter le coût des appareils grand public. Le support AV1 peut aussi ajouter de la complexité dans certains équipements, notamment les smartphones d’entrée de gamme et certains lecteurs de disque.

La solution logicielle est possible, mais elle peut coûter davantage en puissance de calcul et impacter l’autonomie. C’est pourquoi, ces dernières années, l’arrivée du support matériel AV1 a été progressive, parfois même limitée au seul décodage.