Dès l’entrée, le parti pris esthétique de l’hôtel Powdermills se lit dans les détails. Ici, l’accueil ne ressemble pas à une simple zone de passage : il évoque plutôt une galerie où l’on prend le temps d’observer. L’atmosphère générale s’appuie sur un dialogue entre artisanat local, pièces d’art choisies avec méthode et mobilier porteur d’histoire.
Collaborations artisanales au premier plan
Le hall met en scène des céramiques réalisées par des créateurs de la région, chacune accompagnée d’une présentation permettant de comprendre la démarche derrière l’objet. Cette mise en avant donne un caractère d’exposition à l’espace d’accueil.
La salle à manger bénéficie, elle, d’une intervention artistique marquante signée Chiara Perano, artiste anglo-italienne installée en East Sussex. Son vaste plafond peint déploie un ciel bleu nuit, ponctué d’étoiles filantes, de formes botaniques dorées et d’un croissant de lune, créant un décor propice aux repas privés.
À l’arrivée du restaurant, une autre signature retient l’attention : une structure tressée en osier local réalisée par Emma Purcell, artisan vannier basé dans le Sussex. La fabrication apparaît sur mesure, et le recours à un menuisier de manière aussi spécifique souligne le souci de cohérence entre savoir-faire et architecture intérieure.
Une sélection d’art et de mobilier au fil de l’histoire
L’hôtel revendique un éclectisme assumé dans le choix des pièces. Certaines proviennent de ventes d’antiquaires, retenues pour l’épaisseur historique qu’elles portent déjà. D’autres ont été commandées pour leur qualité tactile et leurs étoffes. On note aussi l’intégration d’éléments récupérés d’hôtels fermant, réemployés dans une logique de continuité.
Le mobilier conservé depuis l’époque où le lieu s’appelait Powdermills Hotel participe également au récit global : on y retrouve notamment des lits à baldaquin, des tables basses, des œuvres et des statues déjà présentes dans le bâtiment. Une statue est décrite comme un “vieil ami” resté fidèle au parcours du lieu.
La cohérence visuelle repose aussi sur le travail d’une consultante en art, chargée de sélectionner des œuvres capables de dialoguer avec la palette et les motifs de l’ensemble. Parmi les éléments cités, une mosaïque de Charlie Sheppard est placée près de l’entrée, tandis qu’une pièce textile tissée sur mesure par Tessa Layzelle est suspendue au-dessus de la cheminée de la bibliothèque, comme un repère graphique dans l’espace.
Pour compléter une ambiance comparable à la maison, certains amateurs s’orientent vers des luminaires sculpturaux et chaleureux, à l’image d’une lampe en tissu ou en abat-jour texturé, que l’on peut trouver via une recherche sur des lampes de table en lin à lumière chaude. Dans le même esprit, les tentures murales tissées artisanales peuvent aider à recréer une note “galerie” et matière, sans surcharger l’espace.

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