Actions MARA en baisse après une perte T1 de 1,3 milliard de dollars et un chiffre d’affaires en dessous des attentes


Les actions de MARA Holdings ont reculé après la publication de ses résultats trimestriels, pénalisées par des pertes nettement plus lourdes que l’an dernier et des revenus inférieurs aux attentes du marché. Le groupe de minage bitcoin, qui traverse une période de pression sur sa rentabilité, continue toutefois d’orienter une partie de sa stratégie vers l’intelligence artificielle et les infrastructures de calcul.

Des revenus en baisse et des pertes en forte hausse

Pour le trimestre clos le 31 mars, MARA a annoncé un chiffre d’affaires en recul de 18% sur un an, à 174,6 millions de dollars. La performance est restée en deçà des attentes des analystes, qui visaient 192,7 millions de dollars.

Sur la même période, l’entreprise a enregistré une perte nette de 1,3 milliard de dollars, contre 533,4 millions un an plus tôt. Le résultat par action s’établit à -3,31 dollars, alors que les prévisions tablaient sur une perte de 2,20 dollars.

Après la clôture, le titre MARA a perdu 3,44% à 12,93 dollars, effaçant une partie de la hausse enregistrée en séance (+3,48% à 13,39 dollars).

Les raisons du dérapage : volatilité du bitcoin et pertes comptables

MARA attribue une large part de ses pertes à des pertes latentes liées à son portefeuille de bitcoins. Sur le trimestre, la cryptomonnaie a reculé d’environ 23%, ce qui a pesé sur la valorisation de la trésorerie en bitcoin détenue par la société.

Le groupe a aussi indiqué avoir vendu plus de 15 100 bitcoins au cours de la dernière semaine de mars, pour un montant d’environ 1,1 milliard de dollars, afin notamment de répondre à ses besoins de financement.

Un secteur sous tension, malgré une stratégie de diversification

Comme d’autres acteurs du minage aux États-Unis, MARA souffre d’un contexte plus difficile : le prix du bitcoin reste éloigné de ses sommets historiques et la rentabilité par bloc s’en ressent. Parallèlement, la difficulté de minage a progressé au cours de l’année, ce qui augmente les exigences techniques et les coûts pour produire un bloc.

En parallèle, MARA cherche à réduire sa dépendance à la seule activité de minage. La société présente ses opérations bitcoin comme une “base opérationnelle” tout en développant des projets orientés vers des centres de données destinés à l’intelligence artificielle (IA) et au calcul haute performance (HPC).

Son approche repose notamment sur des sites de co-localisation : conserver l’activité de minage tout en pouvant réorienter progressivement de la capacité électrique vers des charges informatiques liées à l’IA. L’entreprise a également évoqué une capacité future pouvant atteindre 600 mégawatts de calcul IA, selon ses plans d’évolution.

Sur le plan industriel, MARA a précisé ne pas avoir d’intention d’acheter du matériel supplémentaire de minage dans l’avenir, ce qui souligne une phase d’arbitrage entre extension et conversion de puissance.

Ce que disent les résultats pour la suite

Ce trimestre illustre la difficulté du secteur du minage à absorber la volatilité du bitcoin et la hausse de la difficulté de production. Pour MARA, la trajectoire boursière dépendra en grande partie de deux facteurs : l’évolution du cours du bitcoin et la capacité du groupe à transformer ses infrastructures en relais de revenus, notamment via l’IA et les services de calcul.

Dans cette transition, les investisseurs suivront aussi la discipline financière et les décisions de gestion de la trésorerie en bitcoin, qui peuvent amplifier ou atténuer les effets de la variation des prix.

Pour les lecteurs qui souhaitent mieux comprendre le marché des cryptomonnaies et des outils de suivi (sans lien direct avec MARA), un repère utile peut être une station de travail fiable pour l’analyse à domicile, par exemple via un ordinateur portable performant pour l’analyse de données. À l’échelle entreprise, la stabilité de l’alimentation reste aussi déterminante ; certains utilisateurs privilégient un onduleur (UPS) pour protéger les équipements informatiques lors des périodes de charge intense ou d’aléas réseau.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *