
À
Consensus Miami
, le représentant démocrate Steven Horsford a présenté le PARITY Act comme une réponse pragmatique à l’incertitude fiscale qui pèse sur les crypto-actifs. Selon lui, l’objectif n’est pas de “tout régler” d’un seul texte, mais d’instaurer un cadre plus stable, afin de limiter les risques d’interprétations et d’améliorer la visibilité pour les consommateurs et les petites entreprises.
Intervenant lors de la conférence, Horsford a aussi replacé sa proposition dans le contexte politique actuel : les négociations au Sénat sur la structure du marché crypto peinent à avancer, ce qui rend, à ses yeux, une approche progressive plus réaliste à court terme.
Un texte conçu comme “plancher” fiscal
Steven Horsford a insisté sur le caractère graduels de son projet. Pour le parlementaire, le PARITY Act vise à poser un “plancher durable”, en laissant la porte ouverte à des ajustements ultérieurs. Il a toutefois souligné que certains problèmes doivent être traités clairement dans le périmètre du code fiscal américain, afin d’apporter une protection concrète aux utilisateurs.
Le point central est l’enjeu de qualification : décider si, pour les contribuables, les opérations liées aux crypto-actifs relèvent d’un traitement comparable à un revenu ou à des gains en capital. Horsford estime que cette précision est essentielle pour réduire l’incertitude.
Des mesures ciblées sur les règles de calcul et certains cas d’usage
Le PARITY Act comprend plusieurs dispositions phares. Parmi elles :
- Un test de base de coût appliqué aux paiements en stablecoins.
- Une option d’étalement sur cinq ans pour les récompenses issues du staking et du mining.
- Une extension des règles de “wash sale” aux actifs numériques.
Horsford a également indiqué que, dans les versions discutées actuellement, l’accès via des comptes de retraite n’est pas explicitement prévu. Il a toutefois affirmé qu’il souhaiterait voir cette dimension intégrée à terme, considérant que cela pourrait aider à préparer la retraite des personnes utilisant les crypto-actifs.
Il a mis en garde contre une précipitation législative : intégrer du contenu sans parvenir à le calibrer correctement pourrait générer des effets indésirables difficiles à corriger ensuite.


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