Diriger un club de football performant dans un pays en guerre relève déjà d’un défi. Pour Shakhtar Donetsk, l’exigence est encore plus grande : malgré la perte de repères, le club cherche à préserver une méthode bâtie sur le long terme et à viser la réussite en Europe.
Un modèle longtemps fondé sur la formation et la revente
Depuis une vingtaine d’années, Shakhtar a développé une stratégie claire : repérer de jeunes talents, notamment au Brésil, les former, puis les transférer vers des clubs européens majeurs. Plusieurs joueurs emblématiques ont emprunté ce chemin, comme Fernandinho, Douglas Costa, Willian ou encore Fred.
Ce positionnement repose aussi sur la capacité du club à combiner des profils brésiliens à une base de joueurs issus de son centre de formation. La vente de Mykhailo Mudryk, pour environ 89 millions de livres vers Chelsea en 2023, a illustré que cette approche peut devenir un levier financier majeur.
La guerre bouleverse la stratégie de transfert
En 2022, une décision de la FIFA a autorisé les joueurs étrangers et formés localement à quitter les clubs ukrainiens sans indemnité, dans le contexte du conflit. Pour Shakhtar, l’impact a été direct : le club a perdu des talents de premier plan, ainsi que des membres du staff.
Face à cette situation, l’organisation a dû reconstruire une équipe plus rapidement, tout en cherchant à maintenir sa logique de développement. L’objectif était de ne pas simplement “remplacer” des départs, mais de retrouver une continuité dans le fonctionnement sportif.
Revenir progressivement au schéma brésilien
Grâce aux liens progressivement tissés avec des clubs et des joueurs au Brésil, Shakhtar a pu réinstaller, de manière progressive, sa mécanique de recrutement et de formation. L’effectif actuel compte plusieurs joueurs brésiliens, et le club évoque l’arrivée d’autres profils à l’été.
Le discours affiché vise à clarifier les intentions : il ne s’agit pas de promettre un cadre confortable, mais de proposer un parcours professionnel. En d’autres termes, le club met en avant la dimension sportive et la trajectoire de carrière, plutôt que des garanties liées au contexte du pays.
« Nous avons perdu notre domicile, mais nous n’avons pas perdu notre identité », résume la logique du club : poursuivre ses procédures, respecter sa méthode et continuer à construire.
Une identité préservée, un défi européen maintenu
En Europe, Shakhtar doit composer avec une double réalité : l’incertitude liée à la guerre, et la nécessité de produire des résultats pour rester compétitif. La constance recherchée dans son modèle — recrutement, formation et valorisation — constitue donc davantage qu’une stratégie économique : c’est aussi un outil de stabilité.
Dans cette perspective, l’attention portée à l’entraînement et au suivi des performances prend une place particulière. Pour les clubs et les équipes qui veulent conserver une discipline de travail, des outils de suivi comme une carnet d’entraînement pour coach peuvent aider à structurer les séances, planifier les progressions et tracer les objectifs, même en période instable. De la même manière, un chronomètre/outil de mesure pour les exercices reste utile pour encadrer les intensités et comparer les données d’une séance à l’autre.


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