Cas d’hantavirus déclaré à tort comme positif ; le nombre de cas de l’épisode baisse de 11 à 10


Un cas initialement suspecté de hantavirus aux États-Unis a finalement été écarté comme faux positif, selon les informations communiquées lors du suivi de l’épisode. En parallèle, le bilan global de l’événement sanitaire a légèrement évolué : le nombre de cas associés à l’épidémie est passé de 11 à 10, tandis que l’opération d’évacuation du navire en cause a été menée à son terme.

Bilan révisé : 10 cas, trois décès

Au total, 10 cas ont été recensés. Parmi eux, sept personnes sont tombées malades alors qu’elles se trouvaient à bord du navire. Un autre cas concernait une personne qui avait quitté le navire le 24 avril, avant que l’alerte soit officiellement identifiée : elle a ensuite développé des symptômes en Suisse.

Les deux cas restants ont été détectés pendant la phase d’évacuation, alors que les passagers étaient rapatriés. Il s’agit d’une personne en provenance de France et d’une autre en provenance d’Espagne.

Le nombre de décès demeure inchangé depuis le 2 mai : trois décès ont été confirmés au total, concernant un couple néerlandais et une femme allemande.

Évacuation achevée et risque de nouveaux signalements

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé a indiqué que l’opération visant à évacuer le navire en toute sécurité dans les îles Canaries est terminée. L’objectif a consisté à transférer plus de 120 passagers vers leur pays d’origine ou vers des lieux de quarantaine dans les pays d’accueil, avant leur départ définitif.

Les autorités rappellent toutefois que la maladie peut avoir une période d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines. Dans ce contexte, de nouveaux cas pourraient être signalés dans les jours à venir, au fur et à mesure que les voyageurs regagnent leur pays et sont placés en quarantaine, avec des tests effectués dans des structures spécialisées ou à domicile selon l’organisation locale.

Ce possible ajustement du nombre de cas ne doit pas, selon la communication officielle, être interprété comme une expansion incontrôlée de l’épidémie. L’accent est mis sur la poursuite des contrôles en laboratoire, la mise en place de mesures de gestion et l’accompagnement des personnes concernées.

Surveillance renforcée des personnes potentiellement exposées

Aux États-Unis, 41 personnes font l’objet d’un suivi pour une exposition possible. Le périmètre inclut notamment 18 passagers évacués du navire en cause, des voyageurs ayant quitté le navire le 24 avril, ainsi que des personnes ayant partagé un vol avec une femme néerlandaise liée au premier cas identifié : son épouse avait aussi développé la maladie et était décédée en Afrique du Sud lors de son retour.

Dans ce type de situation, le recours à des équipements de protection et à des dispositifs de surveillance des symptômes peut aider les personnes placées en quarantaine à mieux documenter leur état. À titre indicatif, certains foyers privilégient un thermomètre médical numérique pour le suivi quotidien, et une oxymètre de pouls pour compléter l’observation clinique quand cela est recommandé localement.