À Lire Ce Week-End : Lumières Célestes Et Si La Destruction Nous Attend


Pour un week-end de lecture, deux propositions se détachent par leur ambition narrative. D’un côté, Celestial Lights de Cécile Pin explore l’intime et le passage du temps à l’ombre d’un projet spatial. De l’autre, If Destruction Be Our Lot ouvre une nouvelle série de comics à l’humour noir, portée par un postulat singulier : un Abraham Lincoln robot dont le rôle n’a plus de raison d’être.

Celestial Lights : l’espace comme miroir

Celestial Lights s’inscrit dans une veine mélancolique, centrée sur l’amour, la perte et les effets durables de l’ambition humaine. Le roman suit Oliver Ines, dit Ollie, dont le destin bascule le jour où il est choisi pour diriger pendant dix ans une mission vers l’une des lunes de Jupiter, Europa.

Le récit ne repose pas sur la recherche de l’excitation ou de l’action. Il adopte plutôt une démarche contemplative, en alternant les souvenirs du protagoniste et des éléments présentés comme des traces de la mission. L’espace, ici, n’est pas seulement un décor : il sert de cadre aux questionnements sur les choix personnels et sur ce qui façonne durablement une relation.

Pour ceux qui apprécient les récits centrés sur la mémoire et la trajectoire intérieure, ce livre peut constituer une lecture calme et réfléchie. Si vous cherchez une édition facilement consultable, un exemplaire de Celestial Lights en format papier peut être une option pratique.

If Destruction Be Our Lot : une dystopie au ton décalé

If Destruction Be Our Lot lance une nouvelle série chez Image Comics et démarre sur un concept immédiatement intrigant. Le personnage principal est un robot Abraham Lincoln chargé, du moins à l’origine, de recracher des citations attribuées au seizième président des États-Unis. Mais des décennies après l’extinction des humains, cette mission perd son sens, et la question de la finalité devient centrale.

Le premier numéro installe ainsi une ambiance à la frontière du sombre et du comique, avec un récit qui gagne en ampleur lorsque quelque chose tourne mal lors d’un trajet en bus. Le bus, conduit de manière autonome et associé au robot Abe, agit comme déclencheur : l’univers du personnage semble alors s’ouvrir, pour le meilleur et pour le pire.

Au-delà de l’idée, ce sont le dessin et le ton qui donnent son relief au début de série : une satire futuriste qui n’abandonne jamais tout à fait la gravité, tout en conservant un sens de l’ironie. Pour accompagner ce type de lecture, un recueil ou édition liée à la série peut s’avérer utile si vous préférez regrouper plusieurs numéros.