Le monde ne parvient pas à atteindre ses objectifs de santé


Un nouveau bilan mondial met en évidence un ralentissement préoccupant dans la réalisation des objectifs de santé fixés à l’horizon 2030. Entre l’impact durable des pandémies, les progrès trop lents sur les maladies non transmissibles et les difficultés financières liées aux soins, le monde s’éloigne des trajectoires attendues.

Des décès liés à la pandémie qui continuent de peser

La pandémie de Covid-19 a freiné les avancées de manière directe et prolongée. Le rapport estime qu’environ 7 millions de personnes sont mortes du Covid-19. À cela s’ajoutent des décès « excédentaires » attribués aux perturbations des systèmes de soins (retards de diagnostic, traitements interrompus, accès réduit à certains services). Au total, la pandémie serait associée à 22,1 millions de décès.

La mortalité maternelle reste très au-dessus de l’objectif

La mortalité maternelle a certes diminué d’environ 40 % entre 2020 et 2023. Mais le niveau actuel correspond toujours à 712 décès maternels chaque jour, soit environ une mort toutes les deux minutes. Pour atteindre l’objectif 2030, il faudrait réduire le taux de mortalité d’environ 15 % par an, un rythme jugé difficile à tenir dans le contexte actuel.

Par ailleurs, les réductions de financements destinés à l’aide mondiale pourraient accroître les écarts et conduire à davantage de décès. En pratique, la disponibilité des soins obstétricaux et le renforcement des systèmes de santé locaux déterminent largement l’issue.

Les maladies non transmissibles progressent trop lentement

La trajectoire mondiale est également en retrait sur la baisse du risque de décès lié aux maladies non transmissibles, comme les cancers, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Le rapport souligne que ni l’ensemble du monde, ni aucune région couverte par l’Organisation mondiale de la santé, n’est actuellement en mesure d’atteindre la cible des Objectifs de développement durable à l’échéance 2030.

Des soins inabordables qui poussent vers la pauvreté

Au-delà des indicateurs de santé, l’accès financier aux soins demeure un obstacle majeur. Malgré les politiques visant à réduire le coût des traitements, une part importante de la population bascule dans la difficulté financière du fait des dépenses de santé. En 2022, 2,1 milliards de personnes ont fait face à un fardeau financier lié aux soins, dont 1,6 milliard vivant déjà dans la pauvreté ou ayant été entraînées dans celle-ci.

Cette réalité illustre un point clé : les progrès ne peuvent être durables que si les systèmes de santé améliorent à la fois la prévention, la prise en charge médicale et la protection financière des ménages. Sur ce volet, des outils pratiques comme un oxymètre de pouls peuvent soutenir la surveillance à domicile dans certaines situations, sans toutefois remplacer l’accès aux soins.

Un bilan contrasté, mais insuffisant pour 2030

Le rapport reconnaît des améliorations dans plusieurs domaines. Toutefois, les progrès restent trop limités pour compenser l’ampleur des reculs liés à la pandémie, l’inertie sur les maladies non transmissibles et les barrières économiques. L’enjeu des prochaines années sera donc de combler l’écart, en s’attaquant à la fois aux systèmes de soins, à la prévention et à l’abordabilité.

Dans une optique de santé plus globale, un tensiomètre pour le domicile peut aussi aider au suivi de certains facteurs de risque, à condition de s’inscrire dans un accompagnement médical adapté.