La semaine 3 du procès entre Elon Musk et Sam Altman s’est une nouvelle fois focalisée sur un point central : la crédibilité de chacun. À mesure que les plaidoiries avancent, les avocats ont multiplié les attaques sur la manière dont les décisions et les engagements auraient été présentés, notamment autour de la gouvernance et de la trajectoire d’OpenAI.
Altman mis en cause sur sa fiabilité
Lors des échanges, le conseil de Musk a interrogé Altman sur des allégations de manquement à la vérité. Il a notamment rappelé que des responsables et membres passés d’OpenAI, ainsi que des personnes ayant siégé au conseil d’administration, auraient témoigné avoir été mis en difficulté par ce qu’ils considéraient comme des déclarations inexactes d’Altman.
Le dossier évoque aussi un épisode en 2023, lorsque Sam Altman aurait été brièvement évincé de son poste de directeur général. Dans ce contexte, l’argument avancé tend à lier cette période à la question de la confiance accordée à l’ancien dirigeant.
Des intérêts financiers au cœur des débats
Le conseil de la défense a également relancé Altman sur des investissements personnels et des liens potentiels avec des entreprises partenaires d’OpenAI. Altman a expliqué qu’il avait tenté d’orienter, par ses discussions et son réseau, certaines décisions liées à des projets d’énergie nucléaire, en citant sa participation dans une société du secteur.
Parallèlement, des autorités publiques aux États-Unis ont annoncé l’ouverture d’un examen relatif à d’éventuels conflits d’intérêts. Les autorités évoquées demandent que les questions de transparence et de conformité soient évaluées.
Une métaphore pour souligner le doute
Durant sa prise de parole finale, l’avocat de Musk a de nouveau cherché à placer la crédibilité d’Altman au centre du raisonnement du jury. Il a utilisé une image : celle d’un pont construit sur une « version » de la vérité attribuée à Altman, suggérant que l’on ne franchirait pas un tel passage par simple confiance.
À plusieurs moments, Sam Altman a semblé réagir de manière discrète, notamment lorsque son nom revenait dans l’argumentation, tandis que ses avocats restaient en soutien derrière lui.
Eddy répond : Musk aurait visé la victoire plutôt que la forme
Lors de son propre exposé final, l’avocate d’Altman a répliqué en affirmant que Musk ne se serait pas attaché à la structure à but non lucratif en tant que telle. Le cœur de son intention, selon cette version, aurait davantage relevé de la stratégie et de la compétition.
Le volet « nonprofit » en question
La défense d’Altman a aussi insisté sur l’absence, dans le dossier présenté au tribunal, de preuves établissant l’existence de conditions, de promesses ou de restrictions associées aux contributions de Musk. L’argument avancé est qu’aucun engagement explicite n’aurait été formulé pour limiter les dons ou garantir que l’organisation resterait non lucrative, conformément aux attentes invoquées par l’autre partie.
Par ailleurs, Musk n’était pas présent en salle au moment des débats, malgré une demande du juge qu’il reste disponible. Son absence a été mise en perspective au regard d’une présence à l’étranger.
Dans l’ensemble, cette semaine renforce l’idée que le jury devra trancher non seulement sur les faits discutés, mais aussi sur la cohérence des récits et la confiance à accorder aux témoignages. Les enjeux se situent à l’intersection du droit des engagements et de la responsabilité de dirigeants, avec une attention accrue portée aux intentions, à la transparence et aux conflits potentiels.
Outils pour suivre les audiences et analyser les documents
- Pour conserver et annoter les passages clés pendant le suivi des procédures, un stylet numérique peut faciliter la prise de notes sur tablette.
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