Le rover Curiosity de la NASA se retrouve avec son foret coincé et d’autres découvertes scientifiques, y compris au fond de l’océan Arctique


Une semaine riche en science et en images marquantes. Alors que le naturaliste britannique David Attenborough a célébré son centième anniversaire, des chercheurs ont également nommé une nouvelle espèce de guêpe en son honneur. Côté exploration spatiale, la NASA a fait le point sur un incident temporaire rencontré par le rover Curiosity sur Mars, et a rendu publiques de nouvelles photos issues de la mission Artemis II autour de la Lune.

Curiosity : le forage se coince, puis l’équipe récupère le contrôle

La mission du rover Curiosity a connu un contretemps lors d’une tentative de prélèvement. En forant dans une roche martienne, le véhicule s’est retrouvé avec un morceau de pierre coincé sur son système de perçage. La situation, filmée par les caméras du rover, montre une plaque de roche restant accrochée au dispositif entourant la partie rotative de la foreuse.

Selon la description de l’agence, la roche concernée — baptisée Atacama — présentait un comportement anormal : le perçage avait entraîné la séparation de certaines couches, mais la pierre n’avait jamais, jusqu’alors, été observée comme demeurant attachée au manchon fixe de la foreuse.

Après plusieurs essais sur les jours suivants, l’équipe est parvenue à libérer le fragment en ajustant la foreuse : inclinaison, rotation et vibrations, complétées par des manœuvres permettant de faire tourner et “travailler” l’embout. Les images suivantes confirment que la roche s’est finalement détachée et s’est fragmentée.

Ce type de prélèvement reste essentiel pour les analyses chimiques prévues à bord. Une fois l’incident résolu, Curiosity peut reprendre sa tâche : collecter la poudre issue du forage puis l’étudier à l’aide d’instruments dédiés.

Au fond des fjords arctiques : une biodiversité suivie au plus près

Dans une étude portant sur l’environnement profond de l’Arctique, des chercheurs ont déployé une caméra vidéo et des capteurs acoustiques dans un fjord du nord-ouest du Groenland, à environ 260 mètres de profondeur, pendant une semaine en août 2025. L’objectif : mieux documenter les conditions du milieu et la diversité des organismes présents.

Les observations rapportent l’enregistrement de près de 478 types d’organismes différents. Parmi eux figurent notamment des espèces de petits poissons, des crevettes et d’autres groupes tels que les cténaires (organismes en forme de “peigne”). Les vidéos mettent aussi en évidence des comportements inattendus, comme le fait de certains poissons se laissant porter par le courant.

Les capteurs ont par ailleurs capté des sons liés à des animaux — notamment des narvals, présents presque tous les jours de l’étude — ainsi que des bruits associés au milieu, comme la fissuration et la fonte de blocs de glace. Les chercheurs ont également observé ce que l’océanographe décrit comme de la “neige marine” : des débris organiques qui descendent depuis les couches supérieures de l’eau et nourrissent une partie de la faune des profondeurs.

Les auteurs concluent que ce type de montage, notamment grâce à des équipements vidéo plus accessibles, pourrait constituer une méthode utile pour multiplier les observations directes de ces écosystèmes arctiques encore peu étudiés.

Artemis II : des milliers de photos dévoilées, dont la Terre vue de près

La NASA a également publié une large série d’images capturées pendant la mission Artemis II autour de la Lune. Bien que l’objectif central ait été l’exploration lunaire, la mise en ligne met en avant des prises de vue spectaculaires : paysages du clair de Terre, perspective du ciel étoilé et scènes montrant des structures célestes dans des conditions de lumière variées.

Ces images offrent un matériau précieux pour affiner la documentation visuelle de la mission et, plus largement, pour préparer les analyses et le traitement d’archives destinées à l’étude des observations effectuées depuis l’espace.

Pour explorer davantage l’univers de l’imagerie et du ciel, certains passionnés utilisent des équipements comme un télescope d’initiation adapté à l’observation afin de reproduire, à leur échelle, ce goût de la découverte. Pour la partie “lecture d’images” et observation à distance, un paire de jumelles lumineuses peut aussi être un bon complément, notamment pour repérer des constellations ou suivre l’activité céleste.