Les drones et routeurs interdits aux États-Unis recevront encore des mises à jour critiques jusqu’en 2029



Aux États-Unis, des drones et des routeurs fabriqués à l’étranger, mais ensuite visés par une interdiction de la FCC, pourront continuer à recevoir des mises à jour logicielles et firmware pendant encore plusieurs années. Cette mesure vise à limiter les risques et les impacts possibles sur les consommateurs, tout en prolongeant une période de transition déjà engagée.

Des mises à jour critiques jusqu’au 1er janvier 2029

Le 8 mai, le bureau de l’Office of Engineering and Technology (OET) de la FCC a annoncé une extension de dérogations. Les équipements concernés par l’interdiction pourront recevoir des mises à jour logicielles et micrologicielles destinées à atténuer les risques pour les consommateurs américains, et ce jusqu’au 1er janvier 2029. Concrètement, l’échéance initiale a été repoussée d’environ deux ans.

Dans le même temps, l’OET justifie ce prolongement par l’existence de « circonstances particulières », estimant que l’intérêt général est mieux servi par une extension des dérogations plutôt que par une application plus stricte et immédiate des règles.

Drone et composants : la “Covered List” s’est élargie

La décision s’inscrit dans une dynamique plus large. En décembre 2025, la FCC a ajouté les systèmes d’aéronefs sans pilote (drones) et certains de leurs composants à la Covered List, une liste d’équipements et services de communications jugés sensibles du point de vue de la sécurité nationale. Quelques mois plus tard, l’autorité a aussi inclus des routeurs fabriqués hors des États-Unis, tout en prévoyant une exception : les appareils concernés devaient pouvoir recevoir des mises à jour au moins jusqu’au 1er mars 2027.

La nouvelle annonce modifie donc le calendrier et prolonge la fenêtre de maintenance autorisée, en réaffirmant l’objectif de réduction des dommages potentiels pour les utilisateurs.

Un prolongement possiblement influencé par le secteur

Le contexte politique et industriel pourrait expliquer, au moins en partie, cette extension. Une organisation professionnelle du secteur, la Consumer Technology Association (CTA), a notamment plaidé pour que les correctifs et mises à jour soient étendus au-delà d’un an pour certains dispositifs déjà autorisés. La CTA a aussi demandé davantage de clarification sur le périmètre exact des produits touchés par l’interdiction, et a souhaité une meilleure coordination avec des instances liées à la défense afin de fournir plus de visibilité aux fabricants.

Ce que cela change pour les utilisateurs

Pour les détenteurs d’équipements visés par l’interdiction, l’enjeu principal est la disponibilité de mises à jour de sécurité pendant la période prolongée. Cela ne signifie pas un “retour” à la situation d’avant l’interdiction, mais plutôt une gestion progressive de la transition, en particulier sur les aspects liés à la sécurité et à la correction des vulnérabilités.

En pratique, les utilisateurs concernés devront aussi rester attentifs aux messages et aux politiques des fabricants concernant le support logiciel : la possibilité de mettre à jour dépend de leur capacité à fournir des correctifs compatibles et conformes.

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