La PlayStation 5 traverse une période délicate. Entre des tensions d’approvisionnement en mémoire et une hausse des prix à plusieurs reprises, Sony a fait état d’une baisse marquée des ventes sur son dernier trimestre fiscal, tout en soulignant que ses prochains objectifs dépendront directement de la disponibilité des composants.
Des ventes en recul, dans un contexte de pénurie de mémoire
Lors de son quatrième trimestre fiscal, Sony n’a écoulé que 1,5 million de PS5, soit une chute de 46 % sur un an. La société explique cette évolution par l’impact d’une pénurie de mémoire, qui l’a contrainte à augmenter le prix de la console deux fois en moins d’un an.
Sur la même période, Sony a aussi communiqué des perspectives prudentes pour l’exercice à venir, avec une projection de baisse de chiffre d’affaires pour sa division jeu vidéo, estimée à environ 6 %. Malgré tout, le groupe fait état d’une performance globalement plus solide sur l’ensemble de l’année fiscale 2025, notamment grâce à des revenus liés à PlayStation Network.
Des résultats partiellement soutenus, mais des charges qui pèsent
Si le revenu annuel de la division gaming progresse légèrement, la rentabilité s’est notamment jouée sur des éléments comptables. Sony a ainsi évoqué des pertes de valeur liées à Bungie, associées aux performances jugées insuffisantes de Destiny 2.
Pour l’exercice suivant, l’entreprise table sur une amélioration de la profitabilité. L’attente repose sur un effet “retour à la normale” après ces charges, ainsi que sur des sorties susceptibles de soutenir le calendrier. Toutefois, ces prévisions restent conditionnées par la capacité à sécuriser des composants à des coûts raisonnables.
Le principal facteur : sécuriser la mémoire pour produire
Dans ses communications, Sony a indiqué vouloir aligner ses ventes matérielles de l’exercice 2026 sur le volume de mémoire disponible et sur les prix obtenus auprès des fournisseurs. L’entreprise précise également s’attendre à une rentabilité matérielle comparable à celle de l’exercice précédent.
Ce point est crucial, car il détermine directement la quantité de consoles pouvant être produites et vendues, surtout à l’approche des périodes de forte demande.
Prix élevés et fin de cycle : un marché plus contraint
Au-delà de l’approvisionnement, la question du prix pèse sur l’adoption. Le modèle standard de PS5 apparaît loin d’être accessible après les augmentations intervenues, et l’évolution récente rappelle que la machine s’approche de la fin de son cycle de vie.
Dans ce type de configuration, des comparaisons avec d’autres consoles montrent que le basculement du marché dépend souvent d’un saut générationnel ou d’un lancement majeur. Sans changement équivalent à court terme, le rythme de ventes peut rester sous pression, notamment quand la consommation doit composer avec des coûts plus élevés.
Pour les joueurs qui cherchent à équiper ou à compléter leur matériel, certains accessoires peuvent aussi améliorer l’expérience au quotidien, comme un SSD NVMe compatible PS5 afin d’optimiser l’espace de stockage. À noter également que l’ergonomie et la prise en main peuvent influencer la longévité d’usage : un contrôleur DualSense avec options avancées peut intéresser ceux qui jouent souvent et recherchent davantage de réglages.
En résumé, la baisse des ventes de PS5 s’explique avant tout par des contraintes industrielles liées à la mémoire et par des ajustements de prix. Si la production peut être stabilisée sur le prochain exercice, le redressement dépendra toutefois de la combinaison entre disponibilité des composants, coût des pièces et capacité du catalogue à soutenir la demande.

