Menace de « guerre mondiale » de Musk : un procès Twitter le poursuit lors du procès contre OpenAI



À l’approche de son procès contre OpenAI, Elon Musk a tenté une issue amiable. Mais ses messages, évoqués dans la procédure, reviennent désormais hanter l’audience : selon OpenAI, un échange jugé menaçant pourrait éclairer les motivations réelles du dirigeant, au point d’être susceptible d’être utilisé comme élément de preuve.

Une proposition de règlement avant le procès

Dans des éléments déposés à la juridiction, OpenAI indique que, dans les jours précédant l’ouverture du procès, Elon Musk a contacté le président d’OpenAI, Greg Brockman, pour « jauger l’intérêt » d’un règlement. Brockman aurait répondu rapidement en suggérant que chaque partie renonce à certaines demandes, selon une logique de compromis.

Elon Musk n’a pas suivi cette proposition. D’après les éléments évoqués, il aurait plutôt exprimé une forme de menace en cas de refus de retirer les demandes.

Une réplique jugée menaçante portée à l’audience

Parmi les passages cités, Musk aurait répondu à Brockman : si les revendications étaient maintenues, les conséquences seraient graves, jusqu’à désigner une hostilité durable. OpenAI estime que cette séquence, si elle est admise au dossier, pourrait révéler la posture de Musk et orienter l’appréciation du tribunal sur ses intentions.

La stratégie judiciaire d’OpenAI repose notamment sur l’idée que ces communications autour d’un règlement ne sont généralement pas recevables, mais qu’il existe des exceptions. Dans ce dossier, OpenAI soutient que le tribunal pourrait retenir un précédent lié à une affaire antérieure impliquant Musk.

Le procès déjà fragilisé par d’autres points

Le procès s’est ouvert avec Elon Musk comme premier témoin. Lors de son audition, plusieurs éléments du comportement et de certains propos relevés pendant l’audience ont déjà alimenté les débats, notamment des difficultés à cadrer avec précision certains sujets techniques et des ajustements de position au fil des réponses.

Dans ce contexte, l’éventuelle utilisation du message contesté pourrait représenter un nouvel enjeu : si le tribunal autorise Brockman à évoquer ces échanges, la narration du dossier pourrait se durcir contre Musk, notamment sur la dimension intentionnelle de son action en justice.

Un précédent juridique qui pèse dans la balance

OpenAI fait référence à une affaire plus ancienne dans laquelle Musk avait tenté de se désengager d’un engagement lié à Twitter. Dans ce cadre, des échanges et menaces avaient été rapportés dans le débat judiciaire, notamment l’idée que l’affaire pourrait dégénérer en conflit majeur si un compromis n’était pas trouvé.

Ce rappel de procédure n’implique pas que les faits soient strictement identiques au présent litige. Mais il illustre la manière dont certaines communications associées à des négociations peuvent, selon les circonstances, être discutées devant un tribunal.

Ce que cela change pour la perception de l’affaire

Au-delà de la question centrale du procès, ce type d’épisode remet en lumière un aspect souvent déterminant dans les contentieux : la lecture des intentions. Quand des messages sont qualifiés de menaçants ou d’illégitimes, la discussion quitte le terrain strictement factuel pour devenir aussi une affaire de crédibilité et de compréhension de la posture des parties.

À ce stade, les prochains témoignages et la décision du tribunal sur l’admissibilité des échanges pourraient peser sur l’issue du dossier, en particulier si les juges estiment que le message apporte un éclairage direct sur le mobile revendiqué.

Pour suivre le fil des audiences et relire des pièces avec une meilleure lisibilité, beaucoup de professionnels utilisent un ordinateur portable confortable pour la lecture de documents lors de journées d’audience. Les échanges en justice reposent souvent sur des annexes et des extraits textuels qu’il faut pouvoir consulter rapidement.

En parallèle, un casque avec microphone peut être utile pour enregistrer des notes personnelles ou dicter des résumés, sans multiplier les erreurs lors des relectures après une session.