Exclusif : Metalenz a trouvé une méthode pour rendre Face ID invisible


L’encoche a longtemps structuré le haut de nombreux smartphones, avec des zones de coupe destinées aux capteurs. Aujourd’hui, elle a souvent été remplacée par des modules « punch-hole » plus discrets. Mais un élément reste difficile à miniaturiser : l’authentification biométrique, notamment celle basée sur la reconnaissance du visage.

Dans ce contexte, l’entreprise Metalenz, spécialisée en optique, affirme avoir trouvé une voie pour rendre l’authentification de type « Face ID » beaucoup moins visible, en s’appuyant sur une technologie optique nouvelle.

Des optiques plus fines grâce aux metasurfaces

Le cœur de la proposition de Metalenz repose sur ses metasurfaces, des lentilles optiques dites « plates ». L’idée est d’obtenir des fonctions normalement associées à des systèmes optiques plus épais, en limitant l’encombrement. Là où des lentilles classiques utilisent plusieurs éléments (en plastique ou en verre) pour façonner la lumière, les metasurfaces s’appuient sur des nanostructures capables de diriger les rayons vers le capteur.

Selon l’entreprise, plus de 300 millions de ses metasurfaces seraient déjà intégrées à des équipements grand public, notamment pour des capteurs de temps de vol (Time-of-Flight). Ces capteurs servent à mesurer la distance, contribuer à la mise au point et améliorer la perception de la profondeur.

Polar ID : distinguer un visage réel d’un masque

Metalenz explique avoir conçu Polar ID, une plateforme d’authentification faciale conçue pour rivaliser avec les approches de référence du marché. Le système s’appuie sur des informations de polarisation de la lumière.

Concrètement, lorsqu’un faisceau lumineux interagit avec un objet, la polarisation renvoyée varie selon la nature des matériaux. Metalenz affirme ainsi que la peau humaine produit une signature de polarisation différente de celle de certains masques ou imitations en matériaux synthétiques, ce qui permettrait au système de repérer une tentative de contrefaçon.

La technologie viserait notamment à détecter des masques 3D présentant une ressemblance élevée, en tirant parti d’un signal optique moins dépendant du seul aspect visuel.

Vers un module biométrique moins visible

Si les metasurfaces permettent de réduire la taille des composants optiques, elles peuvent aussi réduire l’espace nécessaire aux systèmes de reconnaissance. L’enjeu n’est pas seulement esthétique : il s’agit aussi de conserver des performances de détection et de sécurité comparables, tout en intégrant les capteurs sous l’écran ou dans des zones plus discrètes.

À court terme, l’effet le plus immédiat attendu concerne surtout la forme des capteurs et leur intégration. À plus long terme, les fabricants pourraient chercher des solutions qui remplacent l’architecture actuelle par des modules optiques plus compacts, sans compromis excessif sur la fiabilité.

Dans l’écosystème des appareils, cette évolution pourrait donner lieu à des smartphones disposant d’une zone de capteurs biométriques encore plus réduite, voire totalement invisible selon les implémentations.

Ce que peuvent offrir les technologies optiques compactes

La démarche de Metalenz s’inscrit dans une tendance plus large : remplacer des volumes optiques importants par des composants intégrés, plus fins et mieux adaptés aux contraintes d’un écran moderne. Parmi les bénéfices potentiels :

  • Réduction de l’encombrement lié à certains capteurs.
  • Meilleure intégration visuelle grâce à des modules plus compacts.
  • Maintien de fonctions avancées (profondeur, autofocus, détection biométrique) via des optiques optimisées.

Pour les curieux qui souhaitent évaluer l’impact de la biométrie et de l’optique sur l’usage quotidien, un bon point de départ consiste à comparer des téléphones récents selon leurs modes d’authentification et leurs performances en faible luminosité. En complément, un chargeur USB-C 65 W peut s’avérer utile pour tester confortablement l’autonomie sur plusieurs configurations, même si ce n’est pas lié directement à la technologie de reconnaissance faciale.

Du côté des écrans, le suivi des évolutions techniques peut également passer par l’observation des dispositifs qui mettent en avant l’intégration sous dalle. Pour ce type de comparaison, un film de protection pour smartphone peut aider à standardiser les tests visuels, notamment lorsque l’écran est concerné par des capteurs.