Le redémarrage de Vine soutenu par Jack Dorsey, « Divine », est désormais lancé au public


Le projet visant à relancer les célèbres vidéos bouclées de Vine, d’une durée de six secondes, passe en version accessible au public. Baptisé Divine, ce service propose un accès à une vaste archive de contenus historiques, tout en permettant aussi de publier de nouvelles Vines.

Une archive de Vine remise en service

Divine s’appuie sur une restauration réalisée à partir de sauvegardes liées au service d’origine. L’application met d’abord à disposition une sélection très importante, avec environ 500 000 vidéos issues d’environ 100 000 créateurs, restaurées progressivement au fil des tests internes et de l’ouverture progressive.

Le travail technique a consisté à reconstituer des fichiers stockés sous forme de gros blocs de données, mais aussi à reconstruire des éléments associés à l’usage sur Vine, comme les métriques de participation (vues, likes, commentaires). Certains contenus n’auraient pas pu être récupérés intégralement, mais l’ensemble progresse vers une restitution la plus fidèle possible.

Un financement par une initiative liée à Jack Dorsey

Le projet est soutenu par “and Other Stuff”, une organisation à but non lucratif créée en 2025. Elle finance des expérimentations open source susceptibles d’influencer l’écosystème des réseaux sociaux.

Le soutien de Jack Dorsey s’inscrit davantage dans une logique de correction d’un choix antérieur plutôt que dans une recherche de retour sur investissement, selon les explications portées par les responsables du projet.

Des fonctions inspirées de Vine, avec des choix assumés

Divine reprend l’idée centrale de Vine : des clips courts, conçus pour tourner en boucle et favoriser le format “bite-size”. Parmi les nouveautés annoncées figure un mode de “compilation”, pensé pour recréer des sélections thématiques, en s’appuyant par exemple sur des hashtags.

Le service insiste aussi sur un point distinctif : limiter la diffusion de contenus générés par intelligence artificielle, qualifiés d’“AI slop”. Pour éviter l’inondation de contenus non souhaités, l’application demande soit un enregistrement direct dans l’outil, soit une vérification de l’origine via un mécanisme de traçabilité (C2PA), conçu pour établir la provenance et les modifications appliquées aux contenus.

Un projet plus large autour des protocoles ouverts

Au-delà de la relance de Vine, Divine vise à promouvoir des protocoles ouverts. L’application s’appuie sur Nostr et explore d’autres standards afin d’améliorer l’interopérabilité avec des écosystèmes alternatifs.

Le modèle économique n’est pas présenté comme une source de revenus directe. Le projet est structuré comme une entreprise d’utilité publique, tout en évoquant la possibilité de fonctionnalités supplémentaires à terme et des pistes de monétisation indirecte pour les créateurs.

Sur le plan éditorial, la disponibilité est annoncée comme gratuite via plusieurs canaux, avec un déploiement d’abord progressif avant une ouverture plus large.

À quoi s’attendre, côté utilisateurs ?

Avec Divine, l’utilisateur retrouve l’ADN de Vine : des formats courts, une navigation qui privilégie l’enchaînement et l’exploration par thèmes. La restauration d’une partie substantielle des vidéos historiques constitue aussi un enjeu culturel, notamment pour les anciens fans du service.

Pour suivre l’expérience sur un appareil mobile récent, certains pourront privilégier un smartphone Android équipé d’un bon écran. Par exemple, le choix d’un modèle Android avec écran AMOLED 120 Hz améliore l’agrément de lecture des contenus vidéo.

Et pour ceux qui préfèrent un usage multi-écran, une tablette Android de taille intermédiaire peut offrir un confort supplémentaire pour explorer des compilations et parcourir des hashtags.