Épidémie d’Ebola due à une souche inhabituelle en RDC et en Ouganda : 65 décès


Une flambée d’Ebola provoquée par une souche jugée inhabituelle a été signalée en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, avec au moins 65 décès. Les autorités sanitaires et les organisations internationales soulignent que la dynamique régionale, marquée par des déplacements importants et des perturbations sécuritaires locales, complique la détection rapide des cas et la mise en œuvre des mesures de contrôle.

Un foyer situé dans un contexte urbain et mobile

Selon les informations communiquées, l’épidémie se développe notamment dans des zones urbaines de Bunia et de Rwampara. La circulation des populations y est intense, notamment en lien avec des activités liées à l’exploitation minière. Dans ce contexte, les risques de transmission peuvent augmenter si la prise en charge et le suivi des contacts ne sont pas rapides et exhaustifs.

Sécurité, traçage et coordination régionale

Les complications mentionnées incluent également des affrontements impliquant des milices, ainsi que des lacunes dans le contact tracing. L’ampleur des mobilités entre zones touchées et pays voisins impose, d’après les acteurs concernés, une coordination rapide à l’échelle régionale afin de renforcer la surveillance, la préparation et la réponse.

La possibilité d’extension au-delà de l’Ouganda est aussi évoquée, avec un risque de propagation vers d’autres territoires de la région, notamment le Sud-Soudan.

Appui technique et mobilisation des organisations

Le Centre africain de contrôle des maladies a indiqué travailler avec la RDC, l’Ouganda et le Sud-Soudan, ainsi que des partenaires, pour renforcer la surveillance et les capacités opérationnelles. Dans le même temps, le dispositif de santé publique s’appuie sur une assistance technique transfrontalière.

De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué avoir reçu un signal de cas suspects en RDC et avoir déployé une équipe de soutien au ministère de la Santé le 5 mai. Des représentants de l’OMS restent engagés auprès des équipes locales pour appuyer les actions de riposte.

Financement d’urgence

L’OMS a annoncé la libération de 500 000 dollars provenant de son Fonds de contingence pour les urgences, afin de soutenir rapidement la réponse. Cette enveloppe vise à contribuer aux besoins immédiats liés à l’organisation des interventions sur le terrain.

Prévention pratique : équipements et dispositifs de protection

Dans les situations où les chaînes de soins et le suivi des contacts doivent être renforcés, la disponibilité d’équipements de protection adaptés et la capacité à gérer efficacement les procédures d’hygiène sur le terrain sont essentielles. Pour les équipes de terrain, l’achat de kits d’équipements de protection individuelle (gants, masques et dispositifs de protection) peut contribuer à sécuriser les interventions, sous réserve des normes et de l’encadrement adaptés aux contextes locaux.

Par ailleurs, l’identification et la surveillance reposent aussi sur la qualité des outils de consignation. Des solutions comme des thermomètres médicaux fiables peuvent appuyer les contrôles initiaux, notamment lors du triage, tout en respectant les protocoles des autorités sanitaires.