
Quatre hommes impliqués dans une tentative de trafic de cocaïne dissimulée dans des imprimantes ont été jugés en Australie. L’affaire, révélée dans le cadre d’une enquête des services frontaliers, illustre la capacité d’organisations criminelles à détourner des objets du quotidien pour faire passer de la drogue à l’intérieur du pays.
Une livraison truquée via des imprimantes
Selon une annonce conjointe de la Australian Federal Police (AFP) et de la Australian Border Force (ABF), trois hommes ont été condamnés pour avoir tenté d’introduire en Australie 22,4 kg de cocaïne au moyen de cinq imprimantes de marque Xerox.
Le 30 avril 2017, les autorités ont intercepté le matériel à Melbourne. Les imprimantes contenaient 10 colis de poudre blanche dissimulés dans des bacs destinés au papier. Des tests dits « présomptifs » ont permis d’identifier la substance comme de la cocaïne. Les enquêteurs ont ensuite retiré les stupéfiants, ont remplacé le contenu par un matériau non précisé, puis ont fait suivre le colis vers sa destination initialement prévue, une usine à Airport West (Victoria).
Des arrestations après la mise en place du colis
D’après les éléments communiqués, quatre hommes ont été arrêtés en mai 2017 alors qu’ils cherchaient à récupérer les imprimantes. Ils ont été poursuivis pour tentative de possession d’une quantité commerciale de drogue contrôlée à la frontière.
Par la suite, les peines ont été réparties entre les prévenus :
- Un homme a été condamné récemment à neuf ans de prison, avec une période de sûreté de quatre ans et demi.
- Deux autres personnes ont déjà été condamnées : l’une à 10 ans (période de sûreté de cinq ans et demi), l’autre à 10 ans (période de sûreté de six ans et demi).
- Le quatrième homme arrêté en 2017 a, quant à lui, été déclaré non coupable.
Un exemple d’ingéniosité criminelle
Pour la AFP, l’affaire s’inscrit dans une série de tentatives de trafic recourant à des méthodes élaborées afin de maximiser les chances de passage et de profit. L’organisation souligne que ses actions, en coopération avec des partenaires nationaux et internationaux, visent à perturber les réseaux et à réduire leur capacité à tirer des bénéfices du crime.
Dans le même temps, l’utilisation d’imprimantes comme vecteur de dissimulation rappelle qu’une simple chaîne logistique peut être détournée. Pour les entreprises et les administrations qui gèrent des matériels d’impression, cela renforce aussi l’importance de contrôles réguliers lors de la réception et de la maintenance des équipements, y compris lorsqu’ils semblent banals.
En complément, il est parfois utile de s’assurer que l’équipement informatique utilisé dans les ateliers ou bureaux reste sous contrôle (accès, inventaire, traçabilité). À titre d’exemple discret, beaucoup d’organisations se tournent vers un toner HP original pour limiter les manipulations inutiles et maintenir une gestion claire des consommables, ou vers un nettoyeur adapté pour imprimantes lorsque la maintenance exige des interventions cadrées.

