Brian Armstrong, PDG de Coinbase : le Clarity Act est « plus proche que jamais »


Le PDG de Coinbase, Brian Armstrong, estime que le Digital Asset Market Clarity Act (CLARITY) se trouve « plus près que jamais » d’aboutir au Congrès américain. Alors que le Sénat doit examiner la proposition de loi dans le cadre de son étude sur la structure du marché des crypto-actifs, le dirigeant juge que le dossier progresse grâce à des compromis jugés plus équilibrés entre le secteur bancaire et l’écosystème crypto.

Un projet de loi jugé plus consensuel

Brian Armstrong a indiqué que la version actuelle du texte bénéficie d’une dynamique « plus forte » et davantage soutenue par des sensibilités politiques différentes. Selon lui, les négociations ont permis d’aboutir à un « compromis sain » sur une question qui avait fortement freiné l’avancement du texte au mois de janvier : les règles entourant les revenus générés par des stablecoins.

Le dirigeant souligne que les échanges ont été suffisamment constructifs pour faire converger les positions, même si chaque camp a pu conserver des réserves. Il estime que l’important, désormais, est d’ouvrir la voie à un cadre que l’ensemble des parties peut, au moins partiellement, accepter.

Des ajustements sur la DeFi, les actions tokenisées et la régulation

Au-delà du volet stablecoins, Brian Armstrong affirme que la dernière mouture de la CLARITY comporte aussi des améliorations sur d’autres points sensibles. Le texte traiterait notamment de la finance décentralisée (DeFi), de la question des actions tokenisées, ainsi que de l’autorité de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) pour encadrer certains aspects des marchés crypto.

Ces ajustements s’inscrivent dans une séquence de discussions prolongées, marquée par des allers-retours entre acteurs financiers traditionnels et entreprises du secteur crypto. Les blocages observés précédemment montrent à quel point les détails réglementaires sont au cœur des négociations.

Quel soutien politique et public pour la CLARITY ?

En parallèle des tractations institutionnelles, des éléments de contexte suggèrent un intérêt grandissant pour l’adoption d’un cadre légal. Des données évoquent le fait qu’environ 20 % des Américains posséderaient des crypto-actifs, avec une majorité de détenteurs âgés de moins de 45 ans.

Des sondages mentionnent aussi un appui notable à la transmission de la CLARITY au droit commun, avec une proportion plus élevée de répondants se déclarant favorables que franchement opposés.

Dans l’ensemble, ces signaux ne garantissent pas l’issue du processus législatif, mais ils renforcent l’idée que le débat public et politique évolue vers une recherche de clarification plutôt que vers un rejet du cadre.

À quoi s’attendre dans les prochaines étapes ?

Le calendrier annoncé par les travaux du Sénat constitue désormais un moment clé. Les critiques ou demandes de retouches, en particulier sur les stablecoins et la DeFi, restent possibles au cours de l’examen. Toutefois, les propos d’Armstrong indiquent que le texte a franchi un palier : la négociation n’est plus centrée sur une rupture totale, mais sur des compromis et des précisions susceptibles de réduire les zones d’incertitude.

Pour les particuliers qui souhaitent suivre l’actualité crypto et les mécanismes de marché, un livre de référence sur la réglementation des crypto-actifs peut aider à replacer ces débats dans un cadre plus large. Côté pratique, un portefeuille matériel (hardware wallet) est souvent recommandé par les professionnels pour renforcer la sécurité des actifs numériques, indépendamment du calendrier législatif.

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