Laserfiche annonce le déploiement d’agents d’intelligence artificielle capables d’exécuter des tâches à partir d’instructions rédigées en langage naturel. L’objectif affiché est de simplifier certains travaux liés à la gestion de documents, tout en s’appuyant sur des règles de sécurité et de conformité déjà intégrées à la plateforme.
Selon l’éditeur, ces agents visent à réduire le temps consacré aux opérations répétitives, en se plaçant entre l’automatisation “classique” des workflows et les actions réalisées manuellement par les équipes. Leur fonctionnement s’appuie sur des modèles génératifs de type LLM capables d’analyser des contenus documentaires et de déclencher des modifications en fonction des consignes utilisateur.
Des agents encadrés par les droits des utilisateurs
Les agents sont accessibles via Smart Chat, une interface de discussion. Les actions réalisées sont limitées par les permissions et restrictions de chaque utilisateur, afin de conserver un contrôle sur l’accès aux informations. L’éditeur met ainsi en avant une approche “gouvernée”, destinée aux organisations aux contraintes élevées en matière de données sensibles.
Le système combine analyse de contenu et logique agentique pour repérer des informations précises dans des documents. Ces éléments peuvent ensuite alimenter des traitements dans des fonctions telles que le juridique, la comptabilité fournisseurs ou les ressources humaines.
Cas d’usage : juridique, comptes fournisseurs et RH
Dans le domaine juridique, les agents peuvent signaler des incohérences dans des documents et des contrats avant une relecture humaine. Pour la comptabilité fournisseurs, ils sont présentés comme capables d’identifier des factures en retard et de les orienter vers les équipes concernées. En ressources humaines, l’IA peut analyser des données internes (comme des éléments liés au profil des employés) pour classer certains documents au bon endroit, selon le niveau d’accès accordé.
Vers un usage plus “opérationnel” des documents
Laserfiche indique aussi vouloir faire évoluer la logique de stockage documentaire. L’idée est que la recherche et l’exploitation des informations compteront davantage que la localisation des documents, grâce à l’extraction automatique de métadonnées et à des capacités d’action assistée par l’IA. Les agents pourraient, à terme, s’insérer plus directement dans les processus métiers et fonctionner en arrière-plan pour surveiller des conditions prédéfinies.
Disponibles pour les utilisateurs de Laserfiche Cloud à compter du 7 mai 2026, ces agents sont annoncés pour démarrer avec des “actions ponctuelles” via Smart Chat, puis s’enrichir au fil des mises à jour.
Pour les entreprises qui souhaitent structurer leurs recherches documentaires et leurs flux de traitement, une approche complémentaire peut consister à renforcer l’infrastructure de partage et de recherche. À titre d’exemple, certaines organisations utilisent des solutions de numérisation et gestion documentaire afin de consolider les contenus entrants avant traitement.
Dans le même esprit, l’adoption d’outils facilitant l’échange et le travail collaboratif peut aider à cadrer les processus autour des données sensibles. Les équipes peuvent aussi s’appuyer sur des suites de collaboration orientées entreprise pour harmoniser les circuits de validation.

