Musk contre Altman, semaine 2 : OpenAI répond et Shivon Zilis révèle les manœuvres de Musk pour recruter Sam Altman


Lors d’une nouvelle séquence d’audiences autour du bras de fer entre Elon Musk et Sam Altman, les témoignages ont mis en lumière des tensions anciennes liées à la structuration d’OpenAI. Les échanges décrits, loin d’être anecdotiques, renvoient à une question centrale : qui doit détenir le contrôle d’un projet visant à développer une intelligence artificielle capable de rivaliser avec l’humain sur de nombreuses tâches cognitives ?

Des discussions autour d’une entité à but lucratif

Au cours des six semaines qui ont précédé la consolidation des plans, Brockman a décrit des discussions intenses entre Musk et d’autres cofondateurs concernant la création d’une structure à but lucratif. L’objectif était de réunir des capitaux suffisants pour bâtir une intelligence artificielle générale, une technologie pensée pour performer à un haut niveau sur des compétences variées.

Selon son témoignage, Musk souhaitait obtenir la majorité des parts de cette entité, ainsi que le pouvoir de choisir une majorité des membres du conseil d’administration. Il demandait aussi à en devenir le directeur général (CEO).

Une proposition d’équité contestée

Brockman a expliqué qu’en août 2017, lui et plusieurs cofondateurs se sont réunis pour discuter des termes de cette future organisation à but lucratif. Ilya Sutskever, alors chef scientifique d’OpenAI, se serait présenté avec un objet associé à Tesla présenté comme un signe de bonne volonté, en échange de véhicules précédemment donnés par Musk.

Dans ce contexte, Brockman a indiqué que sa proposition visait à répartir les parts de manière égale entre les participants. D’après lui, Musk aurait alors marqué une pause, avant de répondre : « I decline » (« je refuse »). Brockman a aussi décrit un moment d’agitation pendant lequel Musk aurait quitté la réunion, en emportant l’objet apporté.

Le cœur du conflit : contrôle et gouvernance

Après cet épisode, Brockman a déclaré avoir hésité sur la suite : poursuivre le travail avec Musk ou s’en détacher. Il a décrit un choix « à la croisée des chemins », opposant l’acceptation des conditions d’Elon Musk à leur rejet, avec l’idée que Musk créerait alors sa propre initiative.

Le point de blocage, selon Brockman, concernait l’impossibilité d’accepter une cession de contrôle unilatéral et absolu, potentiellement décisif pour le développement futur d’une intelligence artificielle de type AGI.

Les motivations contestées

Dans la partie du dossier évoquée, l’argumentation présentée par la défense met l’accent sur une lecture différente de la situation. Molo a soutenu que Brockman agirait davantage par intérêt personnel que par attachement à la mission à but non lucratif d’OpenAI, visant à développer une IA au service de l’humanité.

Brockman a contesté cette interprétation, affirmant que sa motivation principale était liée à la mission. Il a indiqué que ce positionnement reste, selon lui, valable à ce jour.

Ce que révèle l’affaire

Au-delà des éléments factuels rapportés, le témoignage insiste sur un enjeu récurrent dans les projets à forte intensité technologique : la gouvernance. Les discussions autour de la propriété, de la direction et de la composition du conseil d’administration apparaissent comme des facteurs déterminants, particulièrement lorsque l’objectif revendiqué est de franchir un cap technologique majeur.

Pour suivre ce type d’évolution et comprendre la logique des décisions, il peut être utile de disposer d’outils de prise de notes et de synthèse. À titre discret, certains lecteurs se tournent vers un carnet numérique comme un clavier Bluetooth pour organiser ses résumés ou vers un micro USB pour enregistrer des comptes rendus pendant le suivi des dossiers.