Une plainte affirme que le DHS ne peut pas constituer une vaste base de données ADN pour surveiller des opposants à l’ICE



Une plainte déposée contre le Department of Homeland Security (DHS) affirme que l’agence ne dispose pas de bases légales suffisantes pour constituer une large base de données ADN visant à surveiller des opposants et des personnes interpellées dans le cadre d’opérations liées à l’ICE. Les plaignants dénoncent une collecte forcée, des refus jugés impossibles et des risques de conservation et d’usage des données bien au-delà des objectifs officiellement invoqués.

Une collecte présentée comme obligatoire

Dans les éléments rapportés par la plainte, une manifestante âgée d’environ 30 ans, Grace Cooper, se trouvait dans une zone désignée pour l’exercice de la liberté d’expression lorsqu’elle a été arrêtée lors d’un incident. Elle affirme ne pas avoir compris les changements de consignes sur place, et raconte que des agents l’ont appréhendée puis plaquée au sol.

Après son interpellation, elle indique n’avoir reçu aucune explication claire sur la nature de l’infraction reprochée. Les agents auraient, selon ses propos, discuté entre eux de ce que son « crime » pourrait être. Elle affirme par ailleurs qu’on ne lui a pas permis de refuser le prélèvement.

Refus du test ADN : une impossibilité dénoncée

La plainte précise que, parmi les personnes poursuivantes, Cooper serait la seule à avoir opposé un refus au prélèvement ADN. Or, le document avance que ce refus constituerait en soi une infraction, et que les autorités auraient empêché toute contestation.

Après plusieurs heures de rétention, elle aurait été relâchée sans mise en accusation formelle, déposée à proximité d’une station-service. La plainte évoque toutefois l’absence de clarté sur la suite de son dossier.

De son côté, la crainte immédiate exprimée par Cooper porte sur le devenir de son ADN : selon la plainte, l’administration pourrait utiliser ces données pour alimenter des dispositifs de surveillance, y compris des listes internes liées au « terrorisme domestique », et tracer ses déplacements à des moments où elle estime difficile de faire valoir ses droits.

Un enjeu constitutionnel au cœur du procès

Les plaignants soutiennent que la collecte ADN, telle qu’elle serait pratiquée, porterait atteinte à des principes constitutionnels et créerait une base de données de surveillance à grande échelle. Dans cette perspective, l’affaire viserait à obtenir que le cadre légal soit clarifié et que des garde-fous empêchent l’usage des données au-delà de finalités strictement encadrées.

Les arguments avancés décrivent une évolution préoccupante : les personnes visées pourraient se retrouver enregistrées dans des systèmes de suivi, sans pouvoir prévoir ni contester les modalités de traitement ultérieures. Les plaignants mettent en avant l’idée que la protection de la vie privée et des droits individuels ne devrait pas être subordonnée à une collecte présentée comme automatique.

Quels risques concrets pour les personnes interpellées ?

Au-delà du cas individuel, l’enjeu soulevé concerne l’ampleur et la durée de conservation des données, ainsi que la manière dont elles pourraient être croisées avec d’autres informations. Si ces critiques sont fondées, la conséquence la plus directe serait l’élargissement d’un système de surveillance reposant sur un identifiant biologique unique.

Pour mieux comprendre et suivre ce type de démarches, certains publics s’équipent aussi d’outils de protection des communications et de la traçabilité numérique. À titre indicatif, un VPN orienté confidentialité ou un outil de chiffrement et de sécurité pour smartphone peuvent aider à réduire l’exposition en ligne, même si cela ne répond pas, bien entendu, aux questions juridiques liées aux bases ADN.