Le Met Gala s’est tenu à New York, réunissant célébrités et figures de l’industrie pour sa traditionnelle soirée dédiée à la mode. Co-présidé, notamment, par Beyoncé et Nicole Kidman, l’événement a une nouvelle fois rappelé son statut d’incontournable rendez-vous, où les tenues sont conçues comme de véritables œuvres. Cette année, le thème « Fashion is Art » a directement inspiré la manière dont les invités ont interprété le lien entre habillement et création artistique.
Si la soirée red carpet marque une pause dans le calendrier, le Metropolitan Museum of Art propose, lui, un prolongement durable : l’exposition Costume Art, qui met la mode au même rang que les formes d’art, et invite à voir les vêtements comme des supports d’expression.
Une exposition pensée comme un dialogue entre mode et arts visuels
Portée par Andrew Bolton, l’exposition Costume Art rapproche des vêtements historiques et contemporains d’œuvres issues des collections du musée. Le parcours s’étend sur environ 5 000 ans de culture visuelle et s’appuie sur une sélection d’environ 400 pièces. Des éléments du patrimoine mode côtoient sculptures, peintures et objets provenant de plusieurs départements du Met.
Le dispositif s’organise autour de thématiques permettant d’observer comment le corps humain est représenté à travers les époques. L’exposition aborde notamment le « Naked Body » et le « Classical Body », mais aussi des angles plus inattendus, comme le vieillissement, le handicap ou la grossesse.
Où et quand voir Costume Art
Costume Art sera visible au Metropolitan Museum of Art, dans les nouvelles galeries permanentes du Costume Institute. L’exposition est annoncée du 10 mai 2026 au 10 janvier 2027.
Cette édition se distingue aussi par son contexte : elle inaugure un nouvel espace de 12 000 mètres carrés, les galeries Condé Nast, qui replacent la présentation de la mode au cœur du parcours muséal.
Un format difficilement exportable
Contrairement à de nombreuses expositions temporaires « blockbuster » qui peuvent être adaptées ailleurs, les présentations du Costume Institute sont généralement conçues à partir des collections propres du musée. Ce choix limite fortement les transferts : l’installation ailleurs serait donc rare et, en pratique, peu probable.
Pour les visiteurs qui souhaitent un équivalent en Europe, une référence actuelle au Royaume-Uni est l’exposition Schiaparelli: Fashion Becomes Art au Victoria and Albert Museum, centrée sur la mode comme langage artistique, avec une lecture proche de l’approche du Met.
Des interprétations directement inspirées des œuvres
Sur le red carpet, certains invités ont pris le thème à la lettre en s’appuyant sur des œuvres déjà exposées ou conservées au Met. Emma Chamberlain a ainsi proposé une tenue évoquant The Starry Night de Vincent van Gogh, en traduisant en broderies et effets de matière une constellation de bleus profonds.
Naomi Watts s’est appuyée sur l’univers de la peintre Rachel Ruysch, connue pour ses natures mortes florales, avec une interprétation portée par des appliqués botaniques. D’autres détails, comme une manucure travaillée en collaboration avec une artiste ongle, ont également renforcé l’idée de « vêtement-canvas ».
Côté inspirations plus contemporaines, Hunter Schafer a été associée à une référence à Füda Primavesi de Gustav Klimt, tandis que Gracie Abrams a choisi un clin d’œil à Woman in Gold, via une robe Chanel aux accents dorés.
Pour prolonger l’expérience à la maison, certains préfèrent préparer leur visite en s’équipant d’un petites jumelles légères pour musées afin de mieux distinguer les détails des matières et des broderies. D’autres optent pour un moyen simple de conserver leurs repères visuels, comme un carnet à couverture rigide pour notes et croquis, utile pour organiser sa lecture des œuvres.


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