Jamie Hodari, cofondateur de l’entreprise de coworking Industrious rachetée par le groupe immobilier CBRE pour 800 millions de dollars, entame une transition de carrière. À mesure que l’activité s’est intégrée au sein de l’un des principaux acteurs mondiaux des services immobiliers, il s’éloigne du poste de dirigeant d’Industrious pour se concentrer sur ses nouvelles responsabilités chez CBRE.
Une transition liée à la réorganisation post-acquisition
L’acquisition a conduit Hodari à rejoindre CBRE comme cadre senior. Dans ce nouveau périmètre, il pilote les opérations et l’expérience au sein des bâtiments, avec la charge de la gestion opérationnelle et des effectifs associés à une large base immobilière à l’échelle internationale.
Selon son récit, il a toutefois maintenu un rôle de direction chez Industrious pendant une période, avant d’engager la recherche d’un successeur chargé de conduire la plateforme, aujourd’hui structurée autour de plusieurs implantations dans différents pays.
Recruter un successeur : ambitions et culture d’équipe
Hodari décrit la mission de passation comme à la fois stimulante et délicate : confier “son entreprise” à une personne qui n’a pas grandi avec la même histoire peut créer de l’incertitude, même lorsque le candidat est compétent.
Il privilégie un profil capable d’être ambitieux tout en s’inscrivant dans une culture de travail exigeante sur le plan humain. À ses yeux, l’écueil n’est pas seulement l’incompétence, mais aussi un excès d’ego ou une posture froide qui finit par fragiliser l’organisation.
Changer d’échelle : du fondateur au cadre d’un grand groupe
Le passage du statut de dirigeant d’une structure plus personnelle et “proche” à celui de responsable au sein d’un grand groupe s’accompagne, selon lui, d’une adaptation progressive. Industrious, rappelle-t-il, était un projet où les attentes et les comportements attendus étaient relativement lisibles, car l’identité du fondateur restait très présente.
Dans ses nouvelles fonctions, il s’appuie davantage sur des pratiques de management typiques des organisations de grande taille, tout en cherchant à préserver un minimum de cohérence culturelle.
Un style de leadership centré sur l’empathie
Hodari met en avant une forme de leadership qui combine capacité à gérer des défis concrets et aptitude à comprendre le point de vue des autres. Il cite aussi son intérêt pour la manière dont on conçoit des systèmes qui fonctionnent “sur le terrain”, en reliant la logique opérationnelle au bien-être des personnes concernées.
Il souligne aussi l’importance du mentorat et la valeur de travailler avec un dirigeant qui privilégie la clarté, le fond et l’exécution sans “mise en scène”.
L’IA au quotidien : entre utilité et authenticité
Le dirigeant affirme utiliser l’intelligence artificielle fréquemment, notamment pour structurer des notes après des rencontres. Mais il met en garde contre un usage qui deviendrait artificiel.
Son questionnement dépasse la technique : il se demande à partir de quand l’automatisation et les recommandations calculées par l’IA risquent de compromettre une relation authentique, en particulier lorsque des informations sensibles apparaissent dans le processus.
Conseils de carrière : se concentrer sur le “travail d’équipe”
À propos des jeunes professionnels, Hodari oppose deux logiques de trajectoire. D’un côté, ceux qui se demandent ce qu’ils veulent faire réellement ; de l’autre, ceux qui visent d’abord l’image ou le “meilleur signal” sur un CV.
Pour lui, l’un des facteurs qui fait souvent la différence est également l’aisance relationnelle : être facile à intégrer dans une équipe et ne pas créer de friction inutile. Dans cette perspective, la progression durable dépend autant de la compétence que de la qualité de collaboration.
Une vision plus large : rapprocher les gens
Enfin, Hodari évoque un regard global sur sa trajectoire et sur les modèles d’entreprises orientés vers la communauté. Il insiste sur l’idée que les lieux de travail et les initiatives collectives doivent aider les personnes à sortir de l’isolement et à construire des interactions réelles, plutôt que de se limiter à une logique purement transactionnelle.
Dans un registre pratique, son discours sur la clarté, l’exécution et les interactions peut aussi inspirer un usage méthodique de la technologie. Pour faciliter la prise de notes après réunion, beaucoup s’équipent avec un stylo numérique de prise de notes qui permet de capturer rapidement des idées en réunion. Et pour mieux organiser les tâches et les projets, un tablette dédiée à l’organisation et à l’écriture peut compléter un workflow orienté collaboration.


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