Tomora, repéré par hasard avant même le buzz des grands festivals, s’est imposé comme une surprise de la scène dance moderne. Avec Come Closer, le duo offre un hommage assumé à la musique électronique européenne des années 1990, en mêlant des textures héritées du big beat, du trip hop et du techno, le tout porté par une écriture vocale aérienne.
Un projet porté par Aurora et Tom Rowlands
Le projet Tomora s’appuie sur l’association entre Aurora, compositrice et chanteuse norvégienne, et Tom Rowlands, moitié des Chemical Brothers. Cette double origine se ressent dans l’équilibre du disque : d’un côté, des mélodies et des harmonies qui jouent sur l’intime ; de l’autre, une production pensée pour la sensation physique du rythme.
Un album pensé pour l’euphorie, mais modulé en studio
En concert, l’album semble gagner en intensité, grâce à des dynamiques plus directes et à une montée plus tranchée. Dans le format studio, Come Closer conserve toutefois une force d’entraînement marquée : les titres privilégient souvent la progression plutôt que l’excès, et laissent de la place au timbre d’Aurora. Le résultat s’apparente à une lettre d’amour musicale aux codes du club, sans jamais tomber dans la simple reproduction.
De l’introduction hypnotique aux sommets plus dansants
Le morceau-titre démarre avec des nappes vocales quasi fantomatiques, puis s’installe sur une trame synthétique abstraite. La voix d’Aurora gagne progressivement en intensité, jusqu’à un moment de bascule qui accentue le sentiment de proximité. Le titre relance ensuite une autre montée, construite sur des couches électroniques plus vives et sur des arabesques vocales.
“Boy Like You” prolonge cette veine plus trip hop, avant de laisser place à une énergie franche sur “Ring the Alarm”, portée par une ligne mélodique entêtante et un motif rythmique particulièrement efficace. Ici, l’album s’affirme comme une référence immédiate pour les amateurs de danse électronique, grâce à une combinaison de groove et de performance vocale.
Une palette influencée par le big beat et le trip hop
Plusieurs titres semblent dialoguer avec l’héritage des Chemical Brothers et du courant psychédélique-pop : “My Baby” et “I Drink the Light” suivent une logique de morceaux qui restent accessibles tout en conservant une signature électronique. Sur “The Thing”, l’approche devient plus souple, proche d’une atmosphère plus rythmée et rampante, tandis que l’écriture laisse régulièrement l’espace nécessaire aux harmonies d’Aurora.
“Somewhere Else” et “In a Minute” constituent les rares titres entièrement tournés vers le quatre temps de la piste, avec des refrains et des mélodies qui s’accordent naturellement aux battements. L’ensemble conserve ainsi une cohérence : l’album danse, mais par étapes, en privilégiant les textures et les contrastes.
Une écoute recommandée avec une restitution fidèle
Pour apprécier la précision des basses, des séquences percussives et des détails vocaux, une bonne restitution audio fait la différence. Si vous cherchez un point d’entrée simple pour écouter ce type de musique électronique, un casque de monitoring au rendu équilibré peut aider à percevoir les couches de production qui structurent l’album.
En alternative, pour une immersion plus “club” à la maison, une barre de son ou enceinte Bluetooth capable de restituer correctement les basses peut renforcer la sensation rythmique des titres les plus dansants, sans forcément altérer les voix.

